Une source naturelle de… soucis

Alors que l’on croyait le sempiternel problème de l’acheminement d’eau potable révolu à Saharidj, les citoyens crient encore à la mauvaise distribution de l’eau potable dans leur localité.

Une localité pourtant située à un jet de pierre de l’Aïnsser Averkane, source intarissable dont le débit impressionnant n’a d’égal que la soif des habitants de la région. Durant tout l’été, de nombreux quartiers du chef-lieu communal, ont été privés de cette précieuse denrée pour n’en bénéficier qu’une poignée de minutes par jour.

Pourtant, le débit de l’Aïnsser Averkane atteint en période estivale est estimé à près de 600 l/ et dépasse en période chaude le seuil de 5000 litres par minutes. Les habitants de Saharidj imputent donc la rareté de l’eau dans leurs robinets à une mauvaise répartition.

A noter toutefois qu’un important réservoir a récemment été érigé sur les hauteurs de Saharidj afin d’alimenter l’ensemble des foyers de la commune.

D’une capacité de près de 5000 mètres cubes, des citoyens nous apprennent que cet immense château d’eau ne serait pas en mesure de recevoir l’important débit de la conduite principale.

De ce fait, les services de l’APC et de l’ADE planchent sur une autre solution pour pouvoir alimenter ce réservoir, et par la même, mettre un terme à la pénurie d’eau potable qui sévit dans les ménages de Saharidj.

Ceci dit, cette source inestimable qu’est l’Aïnsser Averkane aurait dû alimenter même les communes les plus reculées de la daïra de M’Chedallah, mais à ce jour, les habitants d’Aghbalou par exemple, attendent toujours de goûter à la saveur de cette eau de source. Si le chef-lieu de daïra et des communes comme Chorfa ou Ahnif disposent du réseau d’alimentation en eau potable à partir de cette source, ce n’est pas le cas des citoyens d’Aghbalou, et notamment ceux de Takerboust qui continuent à être « abreuvés » à partir d’un oued.

B. D. B.