17 heures de précipitations mais sans dommage

Dans les anciens contes ainsi que ceux de maintenant, l’expression « ça n’arrive qu’une seule fois au loup », est toujours d’actualité pour montrer que l’humain garde en tête les mauvais tours.

Par expérience donc, les ménages de Aomar n’attendent pas que les nuages éclatent et déversent à torrent des volumes d’eaux, entraînant, entre autres, de désagréables surprises, telles les coupures d’électricité, ils réagissent plutôt bien.

Bien avant, de l’annonce, ils accourent vers les deux boulangeries d’Aomar-centre pour s’approvisionner et comme aime le dire un chroniqueur « ils se versent du thé pour rester éveillés ». Pas plus tard que le début du mois de septembre, avec les premières précipitations se souvient un résidant, « les boulangeries ont fermés trois 03 jours faute d’électricité et on est restés sans pain tout ce temps-là ».

Avant, à Aomar, la tradition imposait à tous de disposer au fil des 365 jours de l’année une réserve de semoule, permettant de quoi se mettre sous la dent, un recours hélas, affirme-t-il, « qui n’a plus eu lieu, au fur et à mesure qu’augmentait le coût de la matière première ». Cette incapacité à pouvoir dégager un tiers du Smig pour l’achat de la denrée, contraint les petites bourses, ajoute celui-ci « A l’acheter au jour le jour chez les pétrisseurs ».

A Aomar, où il a plu abondamment du mercredi à 16 h jusqu’au jeudi 9 h, on a cru que les ruptures de courant allaient se reproduire ce qui a obligé de la sorte, les habitants à se précipiter chez les vendeurs.

Un acte, dit-il, « devenu automatique suite aux amères leçons données par le passé ». Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, les pluies qui se sont déversées du mercredi à jeudi, soit 17 heures de flottes sans arrêt, n’ont occasionné ni coupure, ni aucun autre dommage.

A. Chérif