L’école de Sidi Ali Ouyahia sans cantine ni sécurité

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Située à la sortie est de Michelet, l’école de la nouvelle-ville reçoit quotidiennement plus de cent élèves. Fermée pendant plus d’une année, pour aménagement et confortement de ses structures, ébranlée suite au séisme de 2003, elle a ouvert ses portes, l’an dernier, sans que toutes les conditions de confort et de sécurité soient réunies. Le personnel de service vit dans la hantise de voir un de ses mioches tomber, de la cour vers la route carrossable, une dizaine de mètres, en contrebas. Nous avons relevé en effet, que le mur de soutènement qui devait être élevé jusqu’au niveau de la cour en est, en réalité, éloigné de plus de deux mètres. Aucun garde-fou (grillage ou muret) ne préserve les enfants d’une éventuelle chute. Il ne faudrait pas attendre qu’un accident évitable survienne pour enfin décider de sécuriser l’établissement.

L’éloignement de l’école du centre ne semble pas attirer l’attention. Les regards sont braqués ailleurs. Sinon comment expliquer qu’elle demeure avec l’école de filles du centre les seules à ne pas posséder de cantine. L’utilité du restaurant scolaire, qui doit apporter un complètement nutritif à tous les élèves n’est plus à démontrer. Par ailleurs, certains enfants qui doivent rejoindre leurs domiciles pour déjeuner doivent longer une route nationale très fréquentée, risquant à tout moment d’être victimes des chauffards. Un danger que la cantine réduirait de moitié. La sympathique école de Sidi Ali Ouyahia mérite un peu plus d’égards dans l’intérêt des enfants.

A. O. T.

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