Il est des tâches, tels les travaux restants à réaliser sur un chantier à Aomar, qu’on ne peut pas reporter à demain, afin d’éviter les dégâts humains, ou matériels, qu’elles pouvaient générer au cas où on ne les exécuterait pas.
Dans ce sens, à la vue des fortes averses qui menacent de s’abattre à torrents sur Aomar en général, et sur le site accueillant le projet de construction des 30 logements en LSP, en particulier, le promoteur a pris le soin de recouvrir en partie le talus en bâche risquant de s’affaisser.
Seulement, il ne s’est acquitté de cette besogne qu’à moitié, du moment qu’il n’a préservé que le talus faisant face au bloc de 12 logements, mais a laissé à découvert l’autre pente du terrassement qui va recevoir les 18 autres unités du projet.
C’est tout à fait compréhensible qu’on s’inquiète des conséquences, déjà dit-on à Aomar, lors du lancement des nivellements sur la place en question, les maisons de Sadi Moussa avoisinant le talus protégé de plastique noir, auraient enregistré des fissures ici et là, mais sans gravité.
Alors, d’un côté ce premier incident et la confirmation par le service météorologique d’une persistance du mauvais temps d’un autre côté, explique t-il, « font que tous les regards sont braqués sur l’endroit non pris en charge ». Une opération peu coûteuse, et n’exigeant pas de temps qui, selon lui « aurait dû se faire en même temps que la première, au lieu d’exposer au danger les voisins immédiats ».
Cependant, ce qui accentue l’inquiétude des concernés d’abord, et celle de l’opinion locale ensuite, c’est que l’œuvre en cours de réalisation s’effectue en bordure d’une route qui connaît une activité intense de camions poids lourds, un trafic routier, fait-il remarquer, « dont le poids du matériel et la charge, provoquent des vibrations sur tout le périmètre environnant ».
A. Chérif
