La Dépêche de Kabylie

La section FFS tire à boulets rouges sur l’exécutif communal

Dans notre article paru la semaine dernière relatif à la montée au créneau des élus et des membres de la section FFS des communes de Bouhamza et d’Aokas, nous nous interrogions sur cette soudaine agitation que d’aucuns avaient mise sur le compte d’une éventuelle instruction de leur parti alors que d’autres parlaient du bilan négatif de deux années de gestion à laquelle ils ont contribué d’une manière ou d’une autre. L’origine de cette mise en garde à ces deux édiles communaux par les militants du plus vieux parti d’opposition de leurs localités n’est, certes pas connue, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle commence à faire tache d’huile. Effectivement, après ces deux communes, la section du chef-lieu de la wilaya a rendu publique une déclaration similaire. Celle-ci accuse le maire et son exécutif de non-gouvernance, de ne pas pouvoir concrétiser les projets retenus et votés en assemblée alors que le budget communal avoisinerait les deux cents milliards de centimes et surtout de hisser la ville sur la plus haute marche du podium des villes les plus insalubres du pays. Qualifiée de véritable gabegie, cette mauvaise gestion a été expliquée par quelques exemples d’insécurité, de ralenti dans les travaux et enfin de saleté faisant de Béjaïa une ville-poubelle alors qu’elle était destinée à connaître un grand essor pour redevenir un fleuron des villes de la Méditérranée. Mettant sur le compte de l’incompétence des membres de l’exécutif constitué d’une alliance partisane, les rédacteurs rappellent toutefois que certaines opérations sont entreprises, mais par les services de la wilaya qui se sont substitués à l’exécutif communal. C’est pour ne pas cautionner tout cela que le FFS a décidé de condamner le mépris affiché par ces élus à la population bejaouie, selon toujours le signataire de la déclaration qui ajoutera que son parti ne saurait admettre une sordide orchestration et poursuivra son combat pour une véritable gouvernance locale au service du citoyen.

A. Gana

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