Les prix sont jugés trop chers

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La commune de Béni Djelil, dans la daïra d’Amizour, a organisé dans les journées du vendredi et samedi passés, au CEM Aït Mouhoub, sa première fête de la figue et du miel.

Dans les salles de classes, transformées en stands d’exposition pour l’occasion, une soixantaine de fellahs de la région proposent à la vente leur production agricole de la saison.

Si la figue et le miel conditionnés l’un dans des boîtes d’un kg et l’autre dans des pots en verre, attirent tous les regards pour leur quantité relative et leur emplacement au sein même des tables d’école qui servent de présentoirs, les autres produits agricoles ne sont pas en reste, puisqu’on y trouve aussi, entre autres, des grenades des oignons de forme particulière dits d’eau.

A la vue des visiteurs dans les couloirs des classes, sont également exposés des outils utilisés en agriculture traditionnelle, telle de vieilles charrues tirées par les bœufs et les séchoirs à figues.

L’attention des visiteurs est aussi attirée par un suranné métier à tisser sur lequel est montée une trame de fils et derrière lequel, une jeune fille en vêtements traditionnels s’amuse, pour le plaisir des yeux, à peigner une mèche de laine à l’aide d’un antique outil à carder.

Pour l’occasion, le préau de l’école est transformé en salle de conférence où deux spécialistes étaient attendus pour des interventions, l’une sur la présentation et la promotion du figuier et l’autre sur le traitement de la varoise des abeilles.

Même si elle n’a pas drainer les grandes foules depuis les grands centres urbaine comme Béjaïa ou Amizour, cette manifestation de deux jours, la première du genre, aura eu quand même le mérite de permettre aux fellahs de se rencontrer et de comparer leur production afin d’échanger leurs points de vue.

A noter cependant que ceux qui ont pris la peine ce se déplacer jusqu’à Béni Djelil avec l’intention de faire des provisions de figues et de miel pour l’hiver, ont été dans leur ardeur quelques peu freinés par les prix affichés de ces deux produits (400,00 DA le kg de figues et 3 000 DA le litre de miel).

Ces prix de l’avis général ne sont pas, en effet, à la portée de toutes les bourses.

B. Mouhoub

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