Intervenant hier sur les ondes de la Chaîne III, le P-DG d’Air Algérie Abdelwahid Bouabdallah a indiqué que le gouvernement « vient de mettre en place un plan de développement à moyen terme chiffré à 100 milliards de dinars afin de réformer la compagnie ». Selon lui, ce plan de développement s’étalera sur une période de cinq ans et sera axé sur la formation, l’introduction de nouvelles technologies, la modernisation de la flotte ainsi que la mise en place d’un système performant. D’après le P-DG d’Air Algérie, la compagnie va acquérir pas moins de 15 appareils, des Boeing. Cette opération entre dans le cadre du renouvellement de la nouvelle flotte vieillissante et sera entièrement financée par une enveloppe du Fonds d’investissement avec un taux allant jusqu’à 3% sur une période de15 ans.
Côté nouvelles technologies et modernisation de la compagnie, Abdelwahid Bouabdallah dira qu’ »Air Algérie va acquérir deux simulateurs de vol, ATR et Boeing 737 nouvelle génération. Ce dernier est déjà installé. » Ainsi et après diverses crises traversées par la compagnie nationale, voilà que l’Etat vole au secours d’Air Algérie afin de booster et de redynamiser le secteur et parer à la concurrence qui commence timidement à être menaçante. Selon lui, cette enveloppe est « l’aboutissement de la politique industrielle qui commence à prendre en charge les préoccupations de la compagnie ». A une question de savoir la nouvelle stratégie de cette restructuration, il dira que « cette aide est consacrée en premier lieu au redéploiement de la compagnie, à sa modernisation ainsi qu’à la qualité des services ». Selon le PDG d’Air Algérie, « c’est la compagnie qui a décidé d’augmenter le capital social de la compagnie. Sur un autre registre, il a indiqué que les escales seront modernisées. Nous sommes dans l’obligation de garder les lignes directes internationales seulement dans les grands aéroports et le reste sera acheminé par la plate-forme d’Alger. »
Rappelons que lors de la présentation de ses résultats financiers durant l’exercice 2008, la compagnie a perdu 50% de ses passagers, ce qui a poussé la compagnie à demander à l’Etat une enveloppe de 100 milliards de dinars dans le but d’assurer ses services et de lancer d’urgence un plan de développement. Plus de 400 personnes ont été licenciées par la compagnie l’année dernière, ce qui renseigne sur la traversée du désert et ce plan de relance approuvé par l’Etat tombe à pic pour permettre à Air Algérie de retrouver une seconde jeunesse vu les services médiocres fournis, la flotte agonisante surtout pour les lignes intérieures dont les voyageurs se plaignent. Concurrence oblige, Air Algérie est dans l’obligation de fournir des prestations irréprochables pour satisfaire sa clientèle et revoir sa politique et sa gestion.
Hacène Merbouti
