10 000 ha de beauté naturelle

Vingt ans plus tard, il sera classé réserve de biosphère par l’Unesco. Près d’une dizaine de milliers d’hectares comportant les trois quarts de la superficie totale et le restant pour le terrestre avec trois hectares pour le lacustre.

Faisant partie de la chaîne côtière du nord algérien, le parc national de Gouraya (PNG) s’ouvre sur une douzaine de kilomètres de méditerranée de la wilaya de Béjaïa.

Il est accessible principalement par une route sinueuse démarrant de la ville, tout en ayant un deuxième accès par la forêt des oliviers. Un dixième de la surface du parc est forestière constituée en majorité de pins d’Alep, d’eucalyptus, du cyprès, de l’olivier et du chêne liège.

Outre sa beauté naturelle, il recèle en son sein une grande richesse en faune et en flore. Près d’un demi millier d’invertébrés, une dizaine de reptiles et une trentaine de mammifères vivent en parfaite cohabitation avec la centaine d’oiseaux composant l’avifaune du parc et surtout les dizaines de singes magots qui peuplent le parc à l’instar de certaines régions du pays, notamment Kherrata et Akfadou pour la wilaya de Béjaïa.

La flore est très diversifiée avec le demi millier d’espèces recensées dont 165 plantes médicinales. La biodiversité de la zone marine a fait, qu’il a été révélé, l’existence d’au moins une dizaine de mammifères et de plusieurs centaines de poissons ainsi qu’une liste de 364 espèces d’algues, 175 zooplanctons et 165 zoobenthos.

L’importance du parc national de Gouraya a fait qu’au début de ce troisième millénaire, une décision du premier magistrat de la wilaya, vient lui intégrer le lac de Mézaïa (ex-parc d’attraction d’Iheddaden). Ce dernier, qui était à l’origine un gisement d’argile, alimentant une briqueterie locale, a fini par être submergé d’eau à force que l’on creusait pour recouvrir la surface du lac.

Bien entendu, une digue a été construite par la suite pour retenir les eaux et ceci développa une ceinture végétale constituée de roseaux et de joncs ce qui attira quelques oiseaux migrateurs à l’origine de la création de cet écosystème lacustre. Situé sur une altitude d’une dizaine de mètres, s’étendant sur une superficie de deux hectares et demi, présentant des profondeurs atteignant les vingt mètres dans lesquelles, on a recensé l’existence de 155 algues d’eau douce, et une richesse en plancton, le lac Mézaïa est le lieu attitré d’une vingtaine d’espèces d’oiseaux migrateurs notamment.

Il a aussi été recensé la présence de quelques poissons et libellules au niveau de ce site. Dans sa globalité, le parc de Gouraya est hautement touristique et très visité par rapport à la beauté féerique de ses sites.

Le fort Gouraya, le Cap Carbon, la baie des Aiguades, la corniche du phare ou encore les marabouts de Sidi Aïssa et Sidi Touati sont incontestablement les lieux privilégiés des visiteurs.

Ces derniers sont accueillis à leur arrivée au parc puis orientés pour qu’ils découvrent en toute quiétude, la beauté féerique et exceptionnelle du parc Gouraya lequel peut être comparé à celui d’Akfadou dont le classement doit se faire incessamment. La diversité de sa faune et de sa flore, font de la forêt d’Akfadou, un outil de valorisation de la future aire protégée. D’ailleurs, le wali a annoncé récemment qu’il avait saisi le premier responsable des forêts pour demander le classement du parc d’Akfadou.

A. Gana