C’est bien connu: là où il y a de la gêne, il n’y a plus de plaisir. Ceci est le sentiment presque général des amoureux de la JSK. Le motif est qu’il est presque devenu impossible, du moins ces dernières années, d’assister à un match au stade du 1er-Novembre. C’est devenu un exutoire. Un vide-ordure. Normal pour ceux qui suivent de près les affaires du club et qui ne lésinent pas sur les mots pour avancer que la gestion du club est si chaotique qu’on arrive à s’interroger sur le devenir de la JSK. Cette façon de faire de celui qui est à la tête des Canaris n’a pas seulement déteint sur l’ambiance dans les gradins mais, plus que ça, elle a fait fuir tous les sponsors de la région (Cevital, ETRHB, Distribat, Phorest…). Aujourd’hui, on assiste ébahis à l’arrivée de pseudo sponsors dont les ambitions restent à élucider. Echourouk, pour la modique somme de 9 millions de DA se targue de figurer sur le maillot du club. Ce journal dont la ligne éditoriale est à contre courant des aspirations du club. Mais en dépit de de ces questions de principes, le boss de la JSK semble n’en avoir cure. L’argent n’a pas d’odeur, tel semble son credo. Quant au autres sponsors, dits majeurs, tels Jezzy et Peugeot, deux gros pourvoyeurs de fonds, nul citoyen lambda de la ville des Genêts n’ignore que ces mêmes boîtes ont leur représentations dans les locaux personnels du président de la JSK situés au boulevard Stiti, jouxtant l’hôtel Concorde. Meme Khalifa, du temps de sa grandeur était locatrice dans ces mêmes lieux avant de connaître sa chute. C’est tout de même curieux de relever ces » coïncidences » et cette politique de vases communiquants ou vente concomitante.
Aujourd’hui que les choses ne peuvent être tues plus longtemps, et avec de tels hommes et de telles idées, nous sommes assez mûrs pour un renouvellement de grande ampleur à plus ou moins brève échéance. Les sponsors de la région refusent en effet, que l’argent mis à la disposition du club aille faire le bonheur des autres. Ils sont exigeants également les comptes.
Est-ce pour cela que les portes se ferment ? La JSK, c’est bien connu, a de tout temps joué les premiers rôles. Pour qu’elle le demeure, rien de moins simple que d’assainir la situation. Et pour ce faire, le président doit savoir, parce qu’il semble l’ignorer, que la JSK appartient à tous les Kabyles épris des couleurs du club. Nul n’est éternel dans ce club. Aussi, est –il temps pour Hannachi de cesser de cadenasser les portes pour laisser entrer ceux qui aiment aussi la JSK, mais ne sont nullement obligés d’aimer ses dirigeants.
Yanis Zafane