Gare aux maladies épidémiques !

Les grandes épidémies, comme les épidémies de variole, de choléra ou de peste, ne sont plus, heureusement, en Algérie, que des souvenirs : souvenir des temps passés ou de la colonisation, où les disettes étaient courantes et la couverture médicale était faible. La vaccination est aujourd’hui largement répandue et les conditions de vie se sont sensiblement améliorées. Mais le spectre des épidémies n’est pas pour autant définitivement écarté. Certes, il est peu plausible que des maladies mortelles comme la variole ou le typhus réapparaissent, mais des affections moins graves, mais néanmoins gênantes et qui peuvent s’avérer coûteuses pour la communauté, sont toujours du domaine du possible. Qu’on se rappelle l’épidémie de conjonctivite qui a atteint de nombreuses régions du nord du pays au cours de l’été 2003 : Des milliers de personnes ont été atteintes, ce qui a obligé l’Etat à dégager une importante enveloppe financière pour assurer des soins -gratuits- à tous. Des épidémies plus graves mais heureusement beaucoup moins circonscrites dans l’espace et n’atteignant que quelques dizaines de personnes sont déclarées de temps à autre: diphtérie, hépatite, gale… Et si des mesures ne sont pas prises, ces maladies s’étendent rapidement et peuvent causer de grands dégâts. Il faut à chaque fois isoler les foyers de la maladie, pour éviter son extension, mais aussi lutter contre tout ce qui peut la provoquer ou constituer un terreau favorable à son développement. Il faut surtout veiller au respect des règles d’hygiène, en débarrassant les rues des détritus, en réparant les égouts, en protégeant l’alimentation et l’eau de la pollution… Les services publics ont une lourde responsabilité dans cette affaire, mais également les citoyens qui enfreignent malgré les consignes, les règles de salubrité.

S. Aït Larba