Rami, révélation 2009

Partager

Pour un coup d’essai, ce fut vraiment un coup de maître, c’est le moins que l’on puisse dire sur un premier album qui a fait un véritable tabac cet été à Tizi-Ouzou, mais à travers aussi toute la Kabylie. Il s’agit de l’album Jean taché du jeune chanteur Rami Mouloud. Le produit composé de six titres a été merveilleusement accueilli par le très exigeant public kabyle. Le chanteur lui-même n’aurait certainement pas cru à cet immense succès qu’il vient de réaliser. Cela dit, et après s’être rendu compte de la belle réussite de son album, il a affirmé que cela l’encourage à aller de l’avant. Les Allaoua, Makhlouf Guerbas, Saïd Youcef et autres stars de la chanson kabyle sont d’ores et déjà avertis. Un concurrent qui risque de leur faire de l’ombre dans un proche avenir, si bien sûr ce Rami-là confirmerait son talent naissant. Celui-ci vient de la Haute Kabylie, plus exactement du sympathique village d’Aït Atelli, dans la commune de Larbaâ Nath Irathen. L’enfant de Fort National est âgé de 24 ans. Autrement, il a tout l’avenir devant lui, à condition qu’il s’investisse davantage dans un art qu’il a comme un don inné. La particularité de ce jeune, c’est qu’il est compositeur et parolier en même temps. En tout cas, les six chansons composant son premier album et dont certaines sont apprises par cœur dans les différents coins de la Kabylie, sont son propre produit à 100%.

Puisque les paroles et musiques de ces dernières lui appartiennent. Autres sa capacité et son talent de poète et de musicien, Rami est également doté d’une voix tout simplement sublime qui ne laisse absolument pas indifférent. Une voix polyvalente qui permet à l’artiste de chanter avec une aisance déconcertante dans tous les styles de la chansons. Dans son premier album qui a fait, on le répéterait jamais assez, une première sur la scène artistique kabyle, Rami s’est essayé dans le genre “spécial fête”, le chaâbi, le sentimental… et la réussite fut totale, avec toutefois une mention spéciale pour son premier. Jean taché, le titre donc de l’album et Yelis tadartiw sans oublier Lhubiw amezwaru de l’indétrônable Allaoua. On aurait classé sans exagération aucune, cet album de Rami album de l’année, cela étant, l’enfant d’Ath Atelli doit se contenter du qualificatif de la révélation de l’année 2009.

M. O. B.

Partager