Le projet de revêtement et d’aménagement de la piste reliant d’Ighilt N’Amar Aissa au village Igharvienne dans la localité de Boumahni, et dont les travaux ont démarré en octobre 2004, accuse un retard considérable dans sa concrétisation. Cet état de fait n’arrange nullement les affaires de l’entreprise engagée dans cette opération et même celle de l’APC de Ain Zaouia car, dit-on, tant que les travaux ne sont pas achevés, c’est toute la population de Boumahni qui se retrouve sanctionnée. Mais où se situe le problème ? Selon quelques indiscrétions recueillies du côté de la municipalité, il semble que le blocage signalé est survenu après la décision prise par les comités de village de Bouhoukal d’empêcher la suite de l’opération de revêtement sur le tronçon s’étendant de leur village à celui d’Igharvienne. L’argument que les membres du dit comité avance est en relation étroite avec l’état des routes vicinales menant vers certains groupes d’habitations qui réclament qu’ils soient revêtus à leur tour, sinon rien ne sera entrepris. Mais d’un autre côté, le village limitrophe, c’est une autre vision qui est exprimée. Ses habitants pensent que même si les revendications exprimées par leurs voisins sont légitimes, cela n’est pas une raison pour mettre des entraves pour l’avancée d’un projet dont l’itinéraire a été établi bien avant dans la fiche technique préparée par les services de l’APC. En somme, aux dernières nouvelles, il semble qu’un compromis a été trouvé avec les membres du comité de village contestataire. Une source proche de celui-ci nous a confirmé l’accord de l’administration d’inscrire le revêtement de la route principale menant vers le centre du village dans le prochain exercice. Ce qui constitue apparemment une clé essentielle pour mener à terme le projet en question qui, rappelons-le, entre dans le cadre du programme PCD 2003.
M. Haddadi
