A voir les endroits choisis pour installer les luminaires, on ne sait plus s’il faut parler d’éclairage public ou privé.
On n’éclaire pas des routes mais plutôt des habitations, quitte à laisser dans le noir, des tronçons de plus de trois cents mètres, entre deux maisons. Ces omissions dues à des considérations inconnues de nous, sont perçues par certains comme de la discrimination.
Ce que les habitués de la RN 71 n’ont pas manqué de remarquer. Au lieu de projeter l’éclairage de la route, par ailleurs, très fréquentée jusqu’à l’hôpital, les initiateurs du projet l’ont tout simplement circonscrit au seul territoire d’un village, excluant les voisins qui demeurent dans le noir, bien que très proches du réseau.
Le projet et les fonds proviennent des caisses de l’Etat qui, dans ses textes, considérait les citoyens sur le même pied d’égalité. « Si des considérations autres que la sécurité et le bien-être des contribuables entrent en jeu, nous aimerions le savoir », indique un habitant qui s’estime lésé.
Au moment où dans les commune voisines, on éclaire les sentiers les plus reculés, il est du devoir de celle de Aïn El Hammam d’en faire autant, pour au moins, les routes nationales. Les renseignements pris auprès du service technique de la commune d’Aïn El Hammam dont dépend cette route, renvoient la balle à la DMI et aux « comités de villages qui présentent la fiche technique ». « Si les prérogatives de ces comités sont si larges, qu’on les légalise alors pour en faire une institution parallèle », affirme un villageois lésé pour une autre question. Bien que certains fassent de la consultation du mouvement citoyen leur credo, le dernier mot doit en définitive, revenir aux services de l’Etat ou les élus. Dans le cas contraire, ce serait la porte ouverte à l’anarchie.
A. O. T.
