La Kabylie dispose d’une pépinière de jeunes talents qui émergent dans divers domaines de l’activité artistique, notamment. Des chanteurs armés d’une volonté inflexible et d’une motivation inouïe nourrissant l’ambition d’atteindre, un jour, le niveau de leurs aînés. C’est le cas du jeune Mohamed Belkhir qui vient de signer son premier produit. Il s’agit d’un album édité aux éditions Best Music, où l’artiste a rendu un vibrant hommage au chantre et rebelle que fut Matoub Lounès. En effet, dans sa nouvelle cassette, Mohamed chante « Fihell », « Noughagh », « Oukighd », « Ami n’tassa », « Lahna » et « Rouh rouh ». Dans cet album, l’artiste a fait appel à une chanteuse très connue dans la région, en l’occurrence Siham Stiti, avec laquelle il chante merveilleusement la chanson « Ami n’tassa ». Par ailleurs, il est seulement utile de préciser qu’avec ce produit conçu de manière à submerger les amateurs des styles kabyles diversifiés, l’enfant d’Ath Ouaguenoun commence à se frayer un chemin dans la production artistique. Sortie au début de la saison estivale, la cassette de Mohamed a bel et bien suscité un engouement du public au niveau de sa région surtout. Cela dénote que les prestations de l’artiste lors des fêtes de mariage et galas, à l’occasion des activités qu’organise le mouvement associatif, ont été palpitantes. Il n’est pas vain de rappeler aussi que Mohamed Belkhir a mis ses premiers jalons dans le monde de la chanson en 1999. Aujourd’hui, après des passages multiples et avec succès bien sûr, à l’émission « Ichenayen uzekka » qu’anime Medjahed Hamid à la chaîne II, il a réussi à se mettre au diapason des artistes de sa génération pour entamer sa carrière qui plaide pour un avenir doré. Cela dit, cet artiste dispose de capacités vocales lui permettant d’aller toujours de l’avant afin, dit-il, de caresser le rêve de son enfance :Celui d’emprunter le chemin des illustres chantres kabyles à l’image d’Aït Menguellat, Matoub et Slimane Azem, « A cœur vaillant, rien d’impossible… ».
A. Hafid
