Pourtant, les pouvoirs publics adoptent, semble-t-il, une politique qui vise à éradiquer les bidonvilles et les taudis dans les villes qui, non seulement pénalisent et empêchent des familles entières de vivre sous un toit décent mais enlaidissent et ternissent l’image même de la plupart des zones urbaines algériennes.
Dans son programme, le président de la République a accordé une importance capitale au logement, du fait, chaque commune a bénéficié d’un quota de logement RHP et c’est justement le cas de la daïra de Maâtkas qui s’est vue octroyer 52 logements dans ce cadre, dont la moitié pour la seule commune de Souk El Khemis.
Le recensement des familles en difficulté étant fait, l’équipe technique se rendant pour effectuer le choix de procédure a essuyé une nette opposition de la part des héritiers du bénéficiaire de cette parcelle dans le cadre de la révolution agraire, il est à noter que le bénéficiaire de cette terre à vocation agraire possédait un arrêté ; quant aux héritiers, ils prévoyaient d’en faire un autre usage, autrement dit changer la vocation première de ce terrain.
Contacté à ce sujet, le premier magistrat de la daïra nous apprendra : “Effectivement, l’assiette ciblée pour la réalisation des logements RHP est en litige puisque certains citoyens se sont opposés en nous brandissant un arrêté attestant que ladite parcelle est attribuée dans le cadre de l’exploitation agricole uniquement, donc elle ne peut pas faire l’objet d’un héritage familiale et ce que les gens ne comprennent pas, c’est qu’un arrêté, on peut à tout moment l’annuler, surtout lorsque l’on s’apprête à le détourner de son objectif initial et puis, il ne s’agit pas d’un acte de propriété. De toutes les manières, la justice tranchera sur ce cas et nous sommes convaincus qu’elle sera en notre faveur. Cela malheureusement engendrera un retard dans la réalisation de ce projet et bien entendu, ce sont les citoyens qui seront obligés d’attendre plus longtemps leurs logements”. Dans le même cadre, le chef de daïra ajoutera : “Notre daïra accuse un grand retard en matière d’infrastructure et la cause principale revient surtout à l’indisponibilité du foncier ; même le peu existant est souvent en litige. Je saisi donc l’occasion de lancer un appel par le biais de la Dépêche de Kabylie aux propriétaires terriens désireux de vendre de se manifester auprès de nos services, l’Etat est prêt à acheter pour parer au manque et relancer le développement dans la région”.
H. U. I.
