Site icon La Dépêche de Kabylie

“Un week-end contraignant pour le secteur de l’éducation”

Ainsi, la latitude est laissée à chaque structure scolaire de programmer sa semaine de scolarité. Dans le collège sus cité, il a été décidé par les parents d’élèves et les professeurs d’exiger de la direction de l’établissement de faire un programme qui prendra en considération l’octroi aux élèves de deux demi-journées du vendredi.

Dans un lycée de la banlieue de Bgayet, le proviseur a carrément autorisé ses professeurs à faire des propositions individuelles de modification de leur emplois du temps.

C’est une véritable anarchie qu’a provoqué l’introduction de ce nouveau week-end dans le secteur de l’éducation. “Les décisions du ministère de l’Education sont irréfléchies. Par trois fois de nouvelles répartitions de programmes nous ont été envoyées. Le ministre a parlé d’une année scolaire de 35 semaines au lieu de 27 alors qu’il vient de déclarer qu’il est prêt à réaménager les programmes du Sud”, dira un professeur de lycée questionné à ce sujet.

D’ailleurs une première alerte a été donnée par les syndicalistes, notamment le syndicat d’entreprise des travailleurs de l’Education qui avait organisé dès la rentrée scolaire, un rassemblement devant le siège de la Direction de l’éducation pour dénoncer le bricolage d’un côté, et critiquer la mise en place du nouveau dispositif de repos qui obligerait les élèves à étudier jusqu’à des heures tardives durant toutes les autres journées de la semaine. En sacralisant la journée du vendredi, il est évident qu’il ne peut y avoir une programmation qui prévoirait une demi-journée de scolarité le lendemain.

Après le repos du vendredi, une journée complète d’études le lendemain serait plus logique et un repos d’une demi-journée au milieu de la semaine et une autre la veille de la journée de repos serait l’organisation pédagogique la plus adéquate.

Cette unique et ultime solution nous renverrait à l’ancien week-end comme l’a si bien proposé le président de l’association des parents d’élèves que nous avons cité plus haut. Alors pourquoi introduire un nouveau système de repos handicapant ? Quelques pays musulmans comme le nôtre ont eux aussi, appliqué un semi week-end universel et leur organisation scolaire n’avait pas pâti. A-t-on songé à calquer leur programmation ?

A moins que l’on ne puisse le faire car probablement eux n’ont pas imposé toute la journée du vendredi comme repos obligatoire mais aussi, n’ont peut être pas autant de matières et par conséquent de volumes horaires exorbitants.

Quelle solution trouvera le pouvoir à ce problème qui a déjà fait perdre aux élèves près d’un mois d’études ?

A. Gana

Quitter la version mobile