Deux aliments qui font la spécificité et la fierté de la vie paysanne de la Kabylie le miel et la figue, délaissés à cause des conditions socioéconomiques, retrouvent timidement la place qu’ils occupaient jadis, sur les étals des marchés.
Afin de donner l’essor au développement de ces deux produits de terroir la commune de Béni Djellil a organisé, la semaine dernière, la première édition de la foire du miel et de la figue sèche. « L’objectif premier de la foire est de faire sortir la région de l’anonymat et de valoriser les produits de terroir propre à la région. La majorité des exposants à la foire de Béni Maouche sont d’ici et nous avons invité les 52 communes de la wilaya, pour la première édition je dirai que c’est une grande réussite pour l’agriculture et cela grâce aux efforts individuels des exposants et sans l’aide de l’Etat.
Notre souhait en tant qu’élus, est la prise en charge des ces activités paysannes dans le cadre de PPDRI », dira Seba Abderhmane vice-président de la commune de Béni Djellil. « Le miel est facilement digéré, se diffuse rapidement dans le sang et ne constitue aucunement un refuge pour les bactéries grâce à son effet bactéricide. Cet aliment peut même être utilisé pour la désinfection des plaies et la cicatrisation des blessures. Concernant la figue c’est l’aliment ayant le taux de fibres par excellence entre fruits et légumes, les fibres sont connues pour améliorer le fonctionnement du système digestif et diminuer le risque du développement de certaines formes de cancer ainsi que le taux de cholestérol dans le sang », dira un médecin rencontré sur le lieu et préférant garder l’anonymat.
De son côté Outah Med Ouali, propriétaire de 80 ruches à Tala Moumen, dira : »Je suis apiculteur depuis 1970, j’ai appris le métier de mon père. L’apiculture est un métier qui mérite d’être soutenu, les abeilles fuient les pollutions humaines et préfèrent les champs. La ruche peut donner jusqu’à 100 L a chaque récolte, un kilogramme de miel est cédé à 2 500 DA, le manque de piste agricole expose les production aux vols. Ce que nous demandons à nos responsable locaux c’est l’ouverture de chemins d’accès à nos propriétés. «
Donner une dynamique économique à la région et stopper par conséquent l’exode rural qui vide les villages, ne peut se faire que par une sérieuse prise charge de ces cultures ancestrales qui constituent un gagne-pain pour d’innombrables familles.
Ikhenache S.
