La wilaya de Tizi-Ouzou est parmi les premières wilayas du pays où les lycéens, durant la deuxième semaine d’octobre, ont exprimé leur colère afin de demander l’allégement de leur emploi du temps quotidien jugé surchargé. Grèves, marches et boycott des cours ont été observés aussi bien dans les lycées que dans les collèges. Effectivement, selon certains élèves, ils n’avaient pas assez de temps pour « avaler » leur repas en raison du temps alloué à la pause d’une part et ne rentraient que tardivement chez eux quand on sait que ces établissements se trouvent éloignés à des kilomètres des villages, d’autre part. Pour soulager un tant soit peu ces élèves, une circulaire ministérielle a atterri sur les bureaux des proviseurs et des directeurs de collèges. Il leur a été demandé d’ouvrir leurs établissements soit la matinée du samedi ou l’après-midi du même jour ou enfin le mardi après-midi. Des assemblées générales ont été tenues, regroupant ainsi les élèves, leurs parents représentés par les APE et les enseignants. Dans tous les établissements, la décision prise est d’ouvrir les après-midis du mardi afin de récupérer les heures de l’ex-jeudi. Néanmoins, dans certains collèges où les élèves ont en plus des matières hebdomadaires : tamazight, le dessin, l’informatique et la musique, les directeurs ont trouvé d’innombrables problèmes à confectionner leurs organisations pédagogiques. « Nous ne pouvons pas faire autrement, sinon, le week-end sera subdivisé si on travaille le matin du samedi ou encore l’après-midi du samedi », nous a expliqué un enseignant. Pour un autre, le problème ne se posait pas à ce niveau, mais ailleurs. « Il y a trop de matières au collège, l’élève travaille plus de trente-cinq heures. Nous ne savons pas pourquoi les heures de rattrapage sont toujours maintenues. Elles ne donnent presque aucun résultat. C’est juste du complémentaire d’horaire pour le professeur », tel est l’avis d’un autre professeur de mathématiques dans un collège. A partir de mardi prochain, date de la reprise après les quatre jours de repos, les élèves doivent travailler cinq jours sur cinq. « Quand l’élève trouvera-t-il un peu de temps pour ses loisirs ? », s’interroge ce parent. L’inquiétude plane sur ce rythme de travail.
A. Mohamed