Bien que les travailleurs du secteur de l’éducation soient en vacances, les syndicalistes, eux, sont en alerte permanente. En effet, dans une déclaration, dont nous disposons d’une copie, émanant avant-hier du bureau exécutif du SETE/UGTA, les signataires reviennent sur la gestion catastrophique, qui écrivent-ils, est caractérisée par une incompétence, avérée doublée d’une arrogance honteuse accentuée surtout depuis l’installation de l’actuel directeur de l’éducation. A l’intention des parents d’élèves, les représentants de Sidi Saïd, les rédacteurs dudit document se désengagent de toute responsabilité d’un conflit qui pourrait avoir des conséquences néfastes sur la scolarité des élèves. “Conscient des jeux et enjeux de la prochaine rentrée sociale d’une manière générale et de la nôtre en particulier qui demeure explosive, et pour parer à tout dérapage, le bureau exécutif du SETE avertit en prenant à témoin les parents d’élèves et en saisissant les pouvoirs publics pour la énième fois qu’ils interviennent efficacement dans le règlement des problèmes créés et entretenus par la gestion opaque, mais néanmoins aventuriste qui entacherait à coup sûr et de manière indélébile la prochaine rentrée scolaire et qui hypothéquerait l’avenir de milliers d’innocents”, tel est le message que doivent décoder les parents, en ce qui concerne la situation qui attend leur progéniture. Dans le même document, les rédacteurs mettent à nu le mauvais fonctionnement de l’inspection académique, tout en énonçant les différentes entraves. Ils citent, entre autres, “la désobéissance manifeste de l’actuel directeur de l’éducation qui refuse jusqu’à aujourd’hui l’installation d’une agence comptable au sein de la direction (comme c’est le cas à l’université) pourtant préconisée par le wali de Tizi Ouzou, inexistence d’une administration à la hauteur des exigences de l’heure, apte à prendre en charge les droits des travailleurs”. Inexistence d’un SG, d’un chef du personnel, d’un chef de service paie… bien que le ministère en soit informé à travers un dossier exhaustif. “Comment qualifier une gestion qui, à l’ère de la bio-informatique et au troisième millénaire n’arrive pas à assainir les Etats nominatifs et ce, depuis la centralisation de la paie ?”, s’interrogent-ils par ailleurs.Enfin, dans sa déclaration le bureau exécutif se demande comment qualifier ces responsables qui jouissent des malheurs et souffrances causés aux travailleurs en cette période de vacances, de fêtes et de pré-rentrée sociale et scolaire, alors que le salaire du mois d’août et la prime de rendement sont renvoyés aux calendes grecques. Pour conclure, leur déclaration qui se veut la sonnette d’alarme d’un côté, et une guerre ouverte de l’autre, les membres du bureau exécutif se démarquent et dégagent leur entière responsabilité quant à d’éventuels heurts et dérapages qui surgiraient le premier jour de la rentrée scolaire. Dans cet ordre d’idées, des actions radicales peuvent être enclenchées après la session extraordinaire du conseil dudit syndicat qui aura lieu le 3 septembre prochain.
H. N.
