C’est vraiment un rush total dans les différents stands, notamment des lecteurs francophones, qui sont attirés par, les écrits de Alain Mabanckou, Victor N’Gembo-Mouanda, Tanella Boni, Jean-Luc Rahamarinana, Monique Agénor, Raphaël Confiant, Patrick Chamoiseau ou Khal Torabully, ou bien d’autres comme Ahmadou Kourouma, Sony Labou Tansi, Hector Bianciotti, Amin Maalouf ou Tahar Ben Jelloun, des grands auteurs qui ont gravé leurs noms en letters d’or dans la littérature française. Certes il y avait du monde, mais rares sont ceux qui achètent. Approchés devant les stands des différentes maisons d’édition, quelques visiteurs se sont plaints de la cherté des livres. « C’est trop cher et même inaccessible. Je suis venu acheter quelques ouvrages pour la préparation de ma thèse en philosophie, mais je suis vraiment sonné par les prix affichés, il y a des livres qui coûtent 10 000 DA. C’est vraiment exorbitant », déplore Mourad, étudiant en fin de cycle. Nadia, une autre étudiante en deuxième année sciences politiques, est elle sonnée : « Avec une bourse de 2700 DA, impossible de se permettre des livres dont on a besoin. De simples ouvrage affichés à 4000 DA c’est vraiment trop cher pour nous les étudiants », dira-t-elle. Pour leur part, les exposants incombent cette cherté aux prix élevés des loyers et au transport. Notons que la plupart des visiteurs sont des étudiants, vu que l’esplanade de 5-Juillet est proches de plusieurs pôles universitaires, ce qui les arrange, mais ce qui les embarrasse ce sont les prix affichés qui sont inabordables.
Une aubaine pour les fréros
Vous l’avez tous remarqué, ce sont les livres religieux qui se taillent la part du lion au Sila, notamment au niveau des stands des pays du Golfe, qui ne sont pas venus faire du tourisme. Des versets coraniques, des cassettes et des ouvrages de fiqh et de la charia ornent leurs stands et leurs étals. Malgré leur cherté, les lecteurs de ce genre de littérature ferment les yeux et mettent la main à la poche. « Ce sont de bons acheteurs, ils achètent beaucoup plus les livres de fiqh, notamment cheikh El Karadaoui, El Tabarri…. » dira un éditeur. Par ailleurs, des activités, des conférences et des communications sur des sujets littéraires et politiques liés à l’Algérie, au Maghreb, au monde arabe et à l’Afrique se tiennent, ainsi que des ventes dédicaces et des conférences de presse généralement animées par de grands écrivains en présence de la ministre de la Culture. Il est à rappeler enfin que la 14e édition du Sila, qui s’étalera jusqu’au 6 novembre courant, connaît la participation de 343 éditeurs représentant 25 pays issus de différents continents, avec l’exposition de quelque 120 000 titres.
Yahia Maouchi
