Des citoyens du village Raffour se sont rassemblés la semaine dernière, devant le siège de l’APC de M’chedallah, pour protester contre la lenteur des autorités locales pour trouver une solution au danger auquel est exposée une partie de l’agglomération d’environ 50 habitations au-dessus de laquelle se trouve une ligne électrique de moyenne tension et qui menace les habitants comme l’épée de Damoclès, une menace qui augmente avec l’arrivée de l’hiver.
Ces citoyens qui sont venus à notre rencontre, nous apprennent qu’ils quittent leurs maisons à la moindre perturbation atmosphérique, par peur de voir les fils tomber de nouveau, comme cela s’est produit à maintes reprises. Selon nos interlocuteurs, ils affirment qu’en 2007, l’un des poteaux de de cette ligne a été renversé par le vent lors d’une violente tempête à proximité de leurs habitations et qu’il est resté dans cette position durant trois jours avant qu’une équipe de Sonelgaz n’intervienne pour le redresser ; comme ils nous ont informé qu’un bras de fer les opposent à Sonelgaz depuis plusieurs années, et cette dernière a répliqué à leurs doléances pour le déplacement de la ligne par des mises en demeure afin de déplacer leurs maisons transmises individuellement par le biais de la gendarmerie, prétextant que la ligne était réalisée avant leurs constructions.
Les protestataires précisent que toutes ces habitations ont été raccordées en électricité par Sonelgaz qui n’ a trouvé rien à redire à l’époque et que pour certaines, elles dataient d’avant-l’indépendance, ce qui nous ramène à l’anecdote de « l’œuf et la poule ». Dans tous les cas de figure, cette ligne vétuste est une réelle menace pour ces citoyens qui parlent de courts-circuits et des chutes de fils fréquentes que Sonelgaz répare par des colliers en plusieurs endroits et qu’une solution urgente doit être dégagée.
L’APC, de son côté, affirme que le devis présenté par Sonelgaz pour le déplacement de la ligne, dépasse de loin ses seuls moyens mais que des négociations sont entreprises pour trouver un terrain d’entente. Des citoyens sont en danger. Ne juge-t-on pas que la logique dicte à ce que soit d’abord écarté ce danger et négocier les modalités ensuite ? Nous n’avons pas affaire dans ce cas à une société chinoise ou japonaise, Sonelgaz est un patrimoine national, un service public qui gère un bien appartenant à tous les Algériens.
A noter, que des cas similaires existent au niveau d’autres localités, à l’image du centre urbain de Saharidj où l’affaire d’une ligne de moyenne tension traversant de part et d’autre cette importante cité a été portée devant la justice par l’APC de Saharidj après échec des négociations avec la Sonelgaz.
De nombreuses lignes électriques datent de l’ère coloniale, et nécessitent une modernisation.
Oulaïd Soualah
