Pour l’essentiel, ces colères renvoient au retard d’inscription ou de réalisation de projets d’utilité publique et de développement dits projets d’accompagnement, de la dégradation de ceux existants ou même de malfaçons dans ceux en voie de réalisation. La première montée au créneau avait été enregistrée à Voumejvar et Thamourth Ouzemour, situées toutes deux à la périphérie du village Ath-Ivrahim. Les citoyens avaient carrément fermé l’agence locale de Sonelgaz et pris d’assaut le siège de la daïra pour protester contre les fréquentes coupures d’électricité et d’eau. Ensuite et pour les mêmes motifs, ce sont les villageois d’Ath-Ikhlef et ceux d’Assif Assemadh qui avaient pris le relais en fermant le CW98 et menacé de bloquer la RN15, au début de l’automne. La colère contaminera le village Raffour pour le danger d’une ligne électrique auquel sont exposés les résidents de l’un des quartiers. Ces citoyens se sont rassemblés plusieurs fois devant le siège de la mairie pour exprimer énergiquement leur crainte. Une partie des résidents de la cité Boukrif Aïssa, située à l’entrée sud du chef-lieu communal, avaient en même temps manifesté leur colère suite à un litige qui les opposait à l’OPGI relatif au montant de location jugé excessif par les protestataires. Pour rappel, ces citoyens qui avaient refusé de s’acquitter de leurs redevances avaient été poursuivis en justice, ils voient la menace d’expulsion peser sur eux. Sachant qu’aucun de ces pères de famille dont la plupart sont des cas sociaux (chômeurs, handicapés à charge) ne peut s’acquitter des arriérés qui avoisinent les 16 millions de centimes pour certains, ils demandent, ni plus ni moins, que l’effacement de leur dette ou sa prise en charge par l’APC. La dernière agitation avait été observée, la semaine écoulée, dans la bourgade Zouzamane dont les habitants et après maintes réclamations pour la prise en charge des problèmes de leur cité, avaient alors fermé la mairie. Les protestataires avaient pris la ferme décision de ne lâcher prise qu’après la venue du wali pour l’informer de vive voix de leurs préoccupations. Le wali pris dans les préparatifs des festivités du 1er-Novembre avait quand même dénoué temporairement la situation en promettant par le biais du chef de daïra (selon les protestataires) l’envoi d’une commission composée de directeurs de wilaya qui procéderait à une inspection sur le terrain pour dresser un état des lieux. De son côté, le président de l’APC avait signé un engagement, nous apprend-on, pour la prise en charge de ces contraintes par ordre de priorité. A noter que cette vague de protestations houleuses n’est pas propre à l’APC de M’chedallah.
Oulaïd Soualah