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Le diabète en nette augmentation

Le diabète se propage à un rythme inquiétant à Tazmalt. L’association “Assirem” des diabétiques, basée au niveau du chef-lieu communal, a recensé fin octobre 2009, pas moins de 709 malades, contre 625 seulement à la même période de l’année 2008, soit une hausse de plus de 15 %.

“C’est une évolution alarmante”, résume, laconiquement un médecin du service public de Tazmalt. Les chiffres donnés par l’association “Assirem” et qui englobent plusieurs communes telles que Tazmalt, Aït R’zine et Boudjellil, font ressortir 389 cas de diabète, non insulinodependant, communément appelé “diabète maigre”. On relève également une incidence plus marquée de la maladie chez la gent féminine et surtout une hausse notable du nombre de cas chez l’enfant et l’adulte jeune. “Nous avons noté une propagation effarante de la pathologie chez la frange juvénile mais surtout, et c’est le plus inquiétant, l’apparition chez les jeunes, du diabète de type 2 ou diabète gras alors qu’auparavant ce type de diabète était exclusivement l’apanage des sujets âgés de plus de 40 ans”, nous explique le médecin.

Par ailleurs, notre interlocuteur fait remarquer que les statistiques donnent une réalité tronquée en ce sens que beaucoup de malades souffrent dans l’anonymat alors que d’autres, parmi les plus aisés financièrement assurent eux-même, leur prise en charge et ne sont de ce fait répertoriés nulle part. “Il ne faut pas perdre de vue également, ajoute le médecin, qu’il y a pas mal de malades qui s’ignorent, car le diabète peut évoluer de manière insidieuse et n’est découvert qu’à l’occasion d’une mesure fortuite de la glycémie”.

Cette forme latente du diabète peut, d’après lui, tout aussi bien éclater au grand jour à la suite d’une contrariété ou d’un choc émotionnel. S’agissant de l’origine de l’augmentation de la maladie, le praticien cite une kyrielle de facteurs tels que le mode d’alimentation moderne, l’obésité, la sédentarité et le terrain génétique. “Il y a toujours un facteur, parfois plusieurs, qui interviennent pour provoquer le dérèglement du métabolisme glucidique chez le sujet. Ce dernier, en l’absence de toute symptomatologie clinique, ne s’aperçoit de rien”, soutient le praticien qui préconise d’adopter une hygiène de vie saine afin de mieux se prémunir contre cette pathologie incurable.

N. Maouche

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