Ce dernier a souligné avec beaucoup d’optimisme, l’engouement affiché par M. Benbouzid de prendre en charge les revendications soulevées.
En effet, selon l’orateur qui est entré dans le vif du sujet sans détour, la tutelle a annoncé des mesures urgentes à certaines propositions exposées, avec comme décisions finales : permettre aux adjoints d’éducation d’encadrer tous les examens officiels (rémunérés au même titre que les autres encadreurs), l’ouverture d’un dossier spécial avec le ministère du Travail pour mieux cerner les défaillances, la classification à la catégorie 8 avec la création d’un poste de vice-conseiller pédagogique (adjoint surveillant général) et enfin une formation de six mois pour un recyclage accéléré. La rencontre qui a permis aux présents d’évaluer et d’analyser la situation présentée par leur collègue, à la lumière des négociations menées tambour battant avec la tutelle, a été encore une fois le théâtre d’un débat de fond contenant des points de vue et focalisé essentiellement autour de l’avenir de ces fonctionnaires laissés pour compte. “C’est la première fois que j’apprends l’existence de ce corps”, a signalé l’orateur en rappelant, avec stupéfaction, l’une des réponses d’un directeur central au niveau du ministère. Aberration administrative qui a laissé perplexes les présents qui ne jurent que par une lutte sans merci pour se faire entendre.
De son côté, l’omniprésent secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE), considère que les résultats acquis constituent désormais un encouragement et une victoire pour un personnel arbitrairement marginalisé. “Il y va de soi que dans le contexte actuel, la mobilisation nationale de tous les adjoints d’éducation est plus que recommandée pour créer une dynamique autour d’une plateforme de revendications légitime, seul moyen, efficace, pour aboutir”, dira M. Boudraâ, qui estime que les dernières négociations avec le ministre de l’Education présagent des indices de bon augure, compte tenu des engagements avancés. “Si l’initiative de M. Benbouzid de prendre en charge les doléances des adjoints d’éducation se concrétise, ce ne sera qu’un acte de réconciliation et un aveu de taille sur la recevabilité des revendications, car aucun fonctionnaire dans le monde ne peut être privé de promotion et nous avons bien vu ce simple adjudant devenir général et ce petit manœuvre promu maçon ! Et pourquoi priver cet adjoint d’éducation d’un droit universel ?” s’est interrogé le secrétaire du SNTE.
En somme, selon les explications du porte-parole de la coordination de la ville de Yemma Gouraya, les engagements de M. Benbouzid seront tenus, la corporation des adjoints d’éducation longtemps classée aux oubliettes peut aspirer à une vie meilleure et tant pis si la majorité est au seuil de la retraite, car ils auront droit cependant de revisiter le dernier ouvrage de Mireille Nicolas (Renaître pour mieux mourir). Il faut tout de même prendre son mal en patience car le feuilleton n’est pas près de connaître son épilogue !
Synthèse de Rabah Zerrouk
