En prévision de l’Aïd El Adha, le marché à bestiaux de la commune de Bechloul a ouvert ses portes hier matin, aux maquignons de la région.
Comme il fallait s’y attendre, ce premier jour n’a pas connu une grande affluence et n’a pas drainé beaucoup de monde que ce soit du côté des vendeurs ou d’acheteurs. Une virée dans cet espace commercial nous renseigne sur les prix affichés du mouton, une fourchette qui dépasse de loin les petites bourses qui seront à coup sûr dans l’incapacité de se l’offrir. A voir la » marchandise » exposée, les maquignons annoncent des prix allant de 18 000 DA à 26 000 DA. » Pour cette année, je me rabattrai sur l’achat de la viande chez le boucher du coin du moment que mon salaire ne me permet pas de sacrifier un mouton”, nous déclare un citoyen rencontré sur les lieux.
Constat établi par la plupart des habitants de la région qui se plaignent de la cherté du mouton. De leur côté, les éleveurs ne cessent de justifier cette situation en avançant des arguments peu convaincants. Selon leurs propos, la cherté du mouton n’est qu’une conséquence directe des prix des aliments de bétail qu’ils jugent exorbitants. Tout compte fait, et si les prix seront maintenus à ce niveau jusqu’au jour de l’Aïd, c’est le simple citoyen qui subira les retombées de cette situation, et c’est encore lui et ses enfants qui seront privés d’accomplir un des rites ancestraux et religieux.
M. Smail
