L’adhésion a beaucoup diminué

Le transfert de l’auberge de jeunes vers un lieu quelque peu éloigné de Lakhdaria centre, a considérablement diminué le flux intense et régulier du public. Avant que les premiers occupants des lieux, en l’occurrence le corps de la police, ne décident de se réinstaller dans ce foyer nouvellement reconverti en auberge, le personnel de cette dernière, motivé par le confort existant dans cette infrastructure s’est donné à fond dans sa tâche à tel point qu’il ne parvenait pas à certaines périodes à répondre à la demande.

Alors qu’ils étaient à leur aise, la sollicitude des plus étendues, les employés hébergeaient des visiteurs locaux et européens, hôtes de la région, dans le dortoir bien doté de moyens appropriés, organisant des voyages à l’intérieur du pays et en Tunisie, participant à la distribution du repas du Ramadhan et contribuant en relation avec d’autres associations culturelles à la réhabilitation d’édifices historiques, comme l’an dernier à Beni Yenni.

Puis, vint le printemps 2009 où on transféra les activités de l’auberge de jeunes vers le FAJ, de Lakhdaria, un domicile trop écarté des rues affluantes, implanté sur une voie déserte, et dont les bureaux trop vétustes du siège ne permettaient pas une reprise rapide du rôle assigné.

Un autre lieu d’exercice pas du tout prêt pour être exploité, décrit le jeune vacataire, « auquel on a consacré un temps fou pour le réaménagement avec l’aide d’autres associations ». Ceci, dans le but d’effacer cet air repoussant et lui donner un « look » de l’heure, ainsi qu’un cadre agréable qui pourraient inciter les adhérents à revenir et à d’autres à s’y inscrire, un vœu hélas, se désole l’employé, « qu’on a pas pu atteindre du fait de l’éloignement et de l’isolement de l’endroit ».

Aussitôt convaincus de l’impossibilité de faire de ce vieux patrimoine de l’APC un lieu de rassemblement des jeunes et de propagation d’idées instructives ayant fait leurs preuves sous d’autres cieux, l’encadrement a entrepris des démarches pour bénéficier d’un nouvel emplacement, des actions auprès des responsables, affirme-t-il « au cours desquelles on nous a promis un transfert vers la Maison de jeunes de Lakhdaria ».

Une réponse à une doléance qui mettra sur rail les objectifs fixés, si on venait à les concrétiser dans les plus brefs délais.

Cependant, ceux-ci ne se sont pas seulement limité à la sollicitation des élus locaux à ce sujet, ils ont même exploité l’occasion de la visite d’inspection effectuée par le wali sur le chantier de construction du CCLS, un site très proche du siège actuel de l’auberge, au cours de laquelle, révèle-t-il, « on a informé le premier magistrat de la wilaya de la non-convenance des locaux actuels pour mener à bien notre mission ».

A. Chérif