Ce programme dont l’enveloppe budgétaire est colossale, toucherait aussi les zones rurales et l’intégralité des 67 communes de la wilaya de Tizi-Ouzou. Les secteurs ciblés par ce programme concernent l’hydraulique, les travaux publics, l’urbanisme et la construction, l’énergie et l’environnement.
L’alimentation en gaz de ville se taille la part de lion dans le programme, qui verrait près de 60% de couverture de l’étendue de la wilaya, dont la réalisation est à hauteur de 35%. Un véritable plan Marshall est mis en branle par le wali de Tizi-Ouzou, qui, en dépit de Tizi-Ouzou, est en passe de s’offrir un décor nouveau, loin du tableaux désolants des années passées. Si certains quartiers de Tizi-Ouzou ont connu une véritable mutation en matière d’assainissement et de traitement de certaines difficultés, au grand bonheur des résidents. Il n’en demeure pas moins que d’autres quartiers inscrits dans le programme font recours à des procédés musclés pour interpeller l’administration sur le marasme qu’ils endurent. Ces voix qui s’élèvent réclament leurs parts de développement, devant l’embellie que s’offre la wilaya de Tizi-Ouzou, en matière de projets économiques et de prise en charge environnementale. Le retard cumulé des années durant, qui a vu totalement la wilaya de Tizi-Ouzou en panne de développement et en marge de la stratégie nationale, ne peut se rattraper en un quart de tour. L’exécution graduelle du programme de relance met mal à l’aise d’abord l’administration, qui fait face à des montées de colère de certains quartiers, pressés de se voir concrètement concernés par l’effort de l’Etat, et d’autre part, les entreprises de réalisation nourrissent une inquiétude. La précipitation des résidents de certaines quartiers en attente de l’intervention de l’Etat, aussi légitime soit-elle, ses conséquences et tous les effets qu’elle génère se placent dans sont aux antipodes de l’objectif recherché, celui de régler les difficultés. Ce constat est récurrent dans plusieurs quartiers de la ville de Tizi-Ouzou, qui recourent à des procédés pas souhaitables, dans la mesure où le rétablissement de la situation exige un minimum de patience et de sérénité collective, condition siné qua non à ce que la ville de Tizi-Ouzou puisse réussir à redorer son blason. Ce qui s’est passé hier au quartier de M’douha, ou les résidents ont une fois de plus montré leur colère, est l’illustration parfaite du mode d’emploi retenu à Tizi-Ouzou, afin que l’on s’occupe des difficultés qu’ils vivent depuis des années. En effet, les résidants ont procédé, par des barricades de fortune, à bloquer systématiquement l’axe routier jouxtant la cité M’douha et le lotissement Mallouli. Les résidants ont dénoncé à travers une déclaration, la dégradation quasi systématique de leurs cités, où des ordures sont étalées à ciel ouvert, les espaces verts squattés, les constructions outrepassant les normes urbanistiques, les constructions anarchiques. Tout comme ils signalent l’absence de toutes commodités, travaux d’alimentation en gaz naturel, travaux de raccordement en AEP, travaux d’aménagement extérieurs (voirie, éclairage public, bitumage des routes), travaux de raccordement en énergie électrique au lotissement Mallouli, absence d’espaces verts et aires de jeux pour enfants, absence de poste de transformateur, construction d’une école primaire pour la cité M’douha et le lotissement Mallouli. Le wali de Tizi-Ouzou destinataire de la pétition-déclaration, rassure les résidants que leurs doléances trouveront solution dans les prochains jours avant de préciser que tous les quartiers de la ville sont inscrits dans le programme de développement, qui ne peut s’exécuter pour tous et à la fois, il s’agit d’une veritable prise en charge et non d’action de replâtrage. A ce titre, le wali confirme le lancement d’un avis d’appel d’offres à d’autres entreprises qui viendront renforcer celles déjà opérationnelles sur le terrain.
Khaled Zahem
