Rappeler encore une fois les difficultés des ménages à faire face à la vie quotidienne ne serait pas inutile, si l’on se fie aux commentaires des pères de famille, face aux écriteaux des épiciers.
Après l’euphorie du match de football ayant opposé l’Algérie à l’Egypte, les fêtards redescendent de leurs nuages pour se retrouver face à la triste réalité des prix des produits de première nécessité.
On se plaint des prix des légumes, secs ou verts, sans distinction. Jamais, de mémoire de ménagère, les prix des fruits et surtout des légumes n’ont atteint de tels pics.
A quelques jours de l’Aïd, ils commencent à se faire désirer, tant leurs coûts grimpent chaque jour un peu plus. Au marché de Aïn El Hammam, le podium revient incontestablement à l’ail qui, depuis plusieurs mois déjà, a détrôné le citron. Si en cette saison des agrumes, le citron amorce une sensible baisse pour se stabiliser, tout de même à cent cinquante dinars, le kilogramme. La courgette, après une légère baisse, il y a deux semaines, est remontée en flèche à quatre vingt dinars (80 DA), alors que la carotte a déjà pris place avec cinquante dinars (50 DA).
Ce n’est que le début, car au fur et à mesure que la fête approchera, les consommateurs seront appelés à débourser plus pour les produits prisés en cette période. Quant à ceux qui osent parler de volaille au lieu de mouton, ils devront vite déchanter devant les prix affichés.
Le poulet, ne voulant pas se laisser-pour-compte, dépasse déjà les trois cent quarante dinars (340 DA).
A. O. T.
