Des queues interminables et une gestion catastrophique, voilà ce qui caractérise ces derniers jours les centres de paiement d’Algérie-Poste, qui par une gestion chaotique et un manque de professionnalisme de la part de ses employeurs, crée un brouhaha indescriptible et souvent des querelles, ce qui se répercute négativement sur le bon déroulement des retraits.
Par ailleurs, on remarque que les distributeurs automatiques de billets sont souvent hors service, et les clients, en manque de renseignements, ne savent plus quoi faire, si ce n’est maudire ces appareils qui créent le désordre.
A l’intérieur des centres, notamment ceux qui se situent à Alger-Centre, c’est évidemment la cohue. Une queue interminable se forme dès les premières heures de la matinée, et les usagers se heurtent souvent au mépris et à l’incompétence des agents de guichets, qui, au lieu de servir le client, se mettent à discuter qui de football, qui des gâteaux de l’Aïd.
Le comble reste le système des centraux qui tombent en panne. Après deux heures d’attente, le client est servi et se voit, contre toute attente délivrer des billets de 200 DA dans un état lamentable, déchirés et scotchés. L’on remarque également, et il n’est guère nécessaire d’avoir un œil de lynx, le favoritisme dont sont capables les préposés aux guichets, qui son oncle, son ami ou sa cousine… au détriment des personnes qui étaient là depuis le matin, pour les servir en premier. Cela ne se passe pas évidemment sans conséquence puisque des insultes et autres engueulades éclatent, sous le regard désintéressé des agents.
Concernant les billets déchirés, rien n’est fait par l’administration pour arrêter leur circulation, surtout que le consommateur se voit souvent refusé ces «billets» par les commerçants. Hier encore, la bousculade pour le retrait d’argent persistait, face au manque de centres de distribution et les pannes répétées des distributeurs automatiques. A se demander à quoi ils servent. Ces appareils achetés à coups de milliards sont inutiles, ce qui crée une confusion à l’intérieur des centres ainsi qu’un énorme chahut qui laissent indifférentes les autorités compétentes.
Hacène Merbouti
