Pour les habitants de nos montagnes, l’hiver est synonyme de perturbations atmosphériques assez longues se traduisant par la neige, les pluies et les vents. On redoute l’isolement provoqué par la coupure des voies de communication et les ruptures d’approvisionnement en denrées alimentaires et surtout en gaz butane, qui s’en suivent. Dépourvues de gaz naturel, les familles sont obligées de réfléchir aux moyens de chauffage. En effet, les populations montagnardes et en désespoir de cause d’avoir le gaz naturel, se sont ainsi mises aux préparatifs pour se protéger des rigueurs hivernales, en procédant l’approvisionnement en gaz butane. Pour ceux se chauffant au gaz butane et pour se prémunir contre les risques de pénurie ou de rupture d’approvisionnement consécutive à la fermeture des routes par la neige, il n’y a qu’un seul moyen auquel ils n’hésitent pas à recourir : celui d’avoir plusieurs bouteilles, transformant chaque maison en véritable dépôt. « J’ai plus de six (06) bouteilles que je veille à garder pleines tout le long de l’hiver », nous dira l’un des riverains, qui ne veut pas se faire surprendre par l’imprésivilité du climat, en rappelant le cas des pénuries des années précédentes. Les autres habitants des ces localités, utilisant le bois de chauffage, se sont mis au ramassage dans leur champs, du produit après la taille de leurs oliviers que des camions, tracteurs se chargent d’acheminer vers leurs domiciles. Ceci montre que l’espoir du compter sur soi-même est de mise chez ces habitants qui souhaitent trouver les mêmes dispositions chez leurs responsables qui ne doivent pas attendre les derniers moments pour gérer dans l’urgence par l’installation des cellules de crise. « Puisqu’on parle d’un programme de dotation des communes en moyens matériels, ne serait-il pas temps d’équiper les collectivités du matériel approprié, comme les chasse-neige ? », se demande un vieux citoyen de la région.
S. Chenouf
