Deux nouveaux cas de « grippe A » ont été confirmés, hier, par le laboratoire de référence des analyses médicales de l’Institut Pasteur d’Alger.
Il s’agit d’un enfant de sept ans scolarisé au niveau de l’école primaire Laïmeche située au Centre Ville de Tizi-Ouzou à proximité de l’arrêt des transporteurs de Redjaouna.
C’est le deuxième cas de « grippe A » enregistrés à Tizi-Ouzou alors que sept autre cas, actuellement hospitalisés au niveau du service infectieux du CHU Nedir Med, attendent toujours les résultats des analyses épidémiologiques de l’Institut Pasteur.
Ces deux cas avérés ont été contaminés des suites d’un contact avec un foyer de « grippe A ». « Nous avons pu maîtriser le foyer qui s’est déclaré dans une école privée à Tizi-Ouzou. Vous devez savoir que tous les moyens du secteur sanitaire sont mobilisés pour justement parer à toute urgence », nous indiquera le directeur de la santé publique de Tizi-Ouzou.
Celui-ci nous fera savoir, dans le même sillage, que le Tamiflu dans les deux facettes, adulte et pédiatrie, est disponible en quantité suffisante. « Nous avons eu des quantités importante, je tiens à rassurer les citoyens », dira-t-il.
Pour M. Gachetmi, DSP de la wilaya, il ne doit pas y avoir de panique chez la population comme il a été d’ailleurs constaté durant la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière. L’on se souvient d’ailleurs des énormes bousculades constatées devant les centres sanitaires EPH à travers tout le territoire de la wilaya. Et ce n’est bien évidemment pas les nouvelles, pas du tout rassurantes qui font état de morts pour cause de cette maladie, qui arrangeront la situation dans une société où les canaux d’informations sont parfaitement maîtrisés par la rumeur.
Le bouche à oreille a de très beaux jours devant lui. Concernant les mesures prises pour faire face à la maladie, surtout dans le cas d’une vraie épidémie, le directeur de la santé publique nous fera savoir qu’en plus des unités de référence ouvertes au niveau du CHU de Tizi-Ouzou (service pédiatrique, urgence de chirurgie et infectieux), d’autre unités d’isolation sont ouvertes à Azazga, Drâa El Mizan.
« Nous prévoyons l’ouverture prochaine d’unités à Boghni et Aïn El Hammam. En cas de nécessité, nous allons aménager une suite d’isolation à l’hôpital psychiatrique Fernane-Hanafi de Oued Aïssi ».
Il faut savoir que depuis la déclaration du premier foyer dans une école privée à Tizi-Ouzou, tous les cas suspects sont directement traités au Tamiflu dès leur admission au niveau du CHU et cela sans attendre les résultats des analyses médicales par mesure de précaution et afin d’empêcher toute éventuel cas, « contact-foyer ».
Etablissements scolaires… l’autre contrainte !
Certains ont poussé un « ouf » de soulagement. « Heureusement qu’il y a eu cette grève de trois semaine. » Ne dit-on pas qu’à quelque chose malheur est bon. Même si le secteur accumule un retard pédagogique énorme, cela a au moins contribué à empêcher la propagation du virus H1N1 en milieu scolaire.
A Drâa El Mizan, une réunion de « mobilisation » a été tenue, justement pour inciter la famille « éducative » à plus de vigilance. Dans ce sens, le DSP nous apprendra que les médecins de la santé scolaire ont été instruits pour lancer des campagnes de sensibilisation dans le milieu scolaire.
La confirmation du cas de l’enfant scolarisé dans l’école Laïmeche pose et relance la question de la prévention dans un secteur exposé, plus qu’un autre, à l’épidémie. Il faut savoir aussi qu’une commission présidée par le DSP a été installée et se charge du suivi de la situation.
« J’appelle la population à suivre les consignes de la direction de la santé entre autres une bonne hygiène de vie », indique, en outre, M. Gachetmi.
Cependant les autorités sanitaires redoutent surtout le retard de nos pèlerins qui ont été en contact avec des foyers de « grippe A ». Pour ce qui est de l’école privée Arc-en-Ciel, des sources sûres nous ont fait savoir que sa direction a exprimé son vœu de rouvrir son établissement les autorités de la wilaya n’auraient pas répondu favorablement à sa demande.
Omar Zeghni
