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Un cadre de la DFP accuse

Lors d’un point de presse animé hier, M. Sadoune, cadre de la Direction de la formation professionnelle (DFP) de Bouira est monté au créneau pour dénoncer “les agissements de son responsable hiérarchique, le directeur de la formation professionnelle, en l’occurrence.” Notre interlocuteur a tenu à préciser qu’“il est victime de nombreuses injustices dont, la dernière en date, sa suspension de travail, notifiée le 9 novembre dernier.” Une suspension qu’il qualifiera d’abusive et d’irrégulière. Selon M. Sadoune, tout a commencé il y a quelques mois lorsqu’il avait sollicité le DFP aux fins de bénéficier d’un logement de fonction, du quota attribué alors par le wali à la direction de la formation professionnelle. Une demande qui lui avait été refusée par le directeur qui prétextera que les logements sont destinés aux seuls chefs de service. Or, selon notre interlocuteur, la plupart de ces cadres en possèdent déjà un ou plusieurs et en avaient bénéficié auparavant. Pire encore, il affirmera qu’à son retour de congé, il s’apercevra que deux logements avaient été octroyés à deux employés de la DFP, dont un chauffeur. Du coup, il dit avoir réitéré sa demande auprès du directeur, car s’estimant lésé, lui, qui avait exercé pendant près de 28 ans au sein de la direction et n’ayant jamais bénéficié de logement. Et dès lors, l’argument prétextant que ces logements sont destinés aux chefs de service est infondé, d’après lui. Tout de même, M. Sadoune avouera qu’une promesse d’attribution de logement d’un autre programme de 18 logements lui avait été donnée par son responsable hiérarchique. Sans décliner cette offre, il affirmera avoir défendu sa cause auprès du DFP, en lui proposant de lui trouver une solution urgente pour se loger car souffrant réellement d’une crise de logements. Proposition que ce même responsable aurait refusé de satisfaire. Entre-temps, il soulignera qu’il avait même adressé une requête au wali en mai dernier, en vain. Suite à quoi, ce cadre qui tient vraiment à dénoncer cette situation intenable, révélera au grand jour, dans les colonnes d’un quotidien de la presse, des affaires douteuses mettant en cause le directeur de la formation professionnelle de Bouira. Hier encore, M. Sadoune a tout déballé lors d’un point de presse, en revenant dans le détail et, documents à l’appui, sur beaucoup de dossiers impliquant son responsable hiérarchique. Ainsi, il citera le cas d’un gardien, exerçant en plus de cette fonction celle de chauffeur et percevant des frais de mission atteignant pour certains mois près de 26 000 DA. Notre interlocuteur ne s’arrêtera pas à ce dossier, il en énumérera plusieurs, dont certains ayant trait aux passations de marchés. Des transactions dont il dira qu’elles ont été entachées d’innombrables irrégularités. Sur un autre volet et évoquant la décision de sa suspension de travail, il précisera que celle-ci en plus de son illégalité, est infondée et motivée par des considérations extraprofessionnelles. “Je n’ai nullement abandonné mon poste comme il est prétexté, mais je suis bel et bien parti en congé et j’ai fait ma demande au directeur, et c’est d’ailleurs ce même directeur qui m’a demandé de partir en congé”, a-t-il expliqué. De son côté, la Direction de la formation professionnelle (DFP) de Bouira que nous avons jointe par téléphone, se refusera à tout commentaire et se contentera de nous dire que l’affaire est portée devant la justice et c’est à elle de trancher.

Djamel M.

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