Le centre universitaire Akli Mohand Oulhadj de Bouira a abrité le 2 et 3 décembre deux journées d’études intitulées “pour un pole scientifique intégré’’. Initiées par l’institut des sciences, ces journées d’études sont une première rencontre à travers laquelle les organisateurs visent à initier une réflexion devant permettre la mise en place du projet d’un pôle scientifique intégré à Bouira. Un pôle scientifique qui est appelé à l’avenir à s’enrechir par de nouvelles filières en rapport direct avec l’environnement local. Des filières qui auront sans aucun doute un grand impact sur le développement local de la région de Bouira qui renferme d’énormes potentialités. Au menu de cette rencontre scientifique, plusieurs conférences thématiques qu’ont animé des enseignants et chercheurs des universités de Béjaïa et de Tizi-Ouzou et celle du centre du pays.
Durant la première journée qui a vu le coup d’envoi des journées d’études placées sous l’égide du wali, en présence du chef de cabinet du wali, des élus, des responsables et des enseignants du centre universitaire, trois conférences étaient au menu. Dans la matinée, Ali Mahmoudi, directeur du parc national de Gouraya a donné une communication sous le thème de “le Djurdjura, un laboratoire à ciel ouvert”.
Dans son exposé consacré essentiellement à la faune et la flore du parc national du Djurdjura qui, comme chacun le sait, renferme une biodiversité extraordinaire, le conférencier a souligné que ce riche patrimoine offre de nombreuses pistes pour les études et les recherches scientifiques. La climatologie, l’hydrologie et les nouvelles technologies sont, selon lui, autant de filières et axes de recherche que l’on pourrait développer à l’avenir.
A l’ouverture des débats avec le public présent, un des intervenants, M. Amarouche en l’occurrence qui n’est autre que l’initiateur du projet du pôle et directeur de l’institut des sciences, a évoqué la problématique liée à la création de nouvelles filières. A ce sujet,
Il a soutenu qu’une telle démarche nécessite l’élaboration de cahiers de charges et des démarches auprès du ministère de tutelle. Tout de même, il a espéré que ce projet du pôle scientifique aura un écho favorable auprès du ministère. Un autre intervenant, lui, a trouvé intéressant l’idée de création de nouvelles filières et que le projet du pole est réalisable car, selon lui, le système LMD qui intègre désormais les licences professionnelles offre cette opportunité d’ouverture de l’université sur son environnement. A signaler que deux conférences ont été organisées dans l’après-midi.
La première consacrée à l’évaluation des formations et ses conséquences sur l’orientation des projets de l’université a été animée par le Dr Miliche de l’université de Tizi Ouzou. La deuxième animée par le Pr. Amarouche du centre universitaire de Bouira a porté, quant à elle sur “le système LMD, une opportunité d’ouverture de l’université algérienne et sur son environnement’’.
A noter enfin que cinq autres conférences étaient programmées pour la deuxième journée d’études.
Des journées d’études qui ont été clôturées par la lecture des recommandations et la synthèse des travaux.
Djamel M.
