Quand l’huile se fait désirer

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Il n’y a presque plus d’huile d’olive ni dans les huileries ni, encore moins, chez les oléiculteurs. Ces derniers se plaignent déjà, des faibles rendements de cette saison. Ainsi, les quelques centaines de litres de l’an dernier sont vendus sous le manteau à des prix variant d’un village à un autre.

A titre d’exemple, à Ichoukrène, où la plupart des oliveraies ont été ravagées, le litre d’huile est proposé à cinq cent dinars. Aujourd’hui, il n’est plus permis de consommer ce produit à satiété. “Cette année, il n’y a pas une production suffisante. Le meilleur oléiculteur va récolter cent kilos”, nous a dit un habitant de Maâmar. Les Algérois arrivent en force pour acheter quelques litres. “D’habitude, j’achète jusqu’à soixante litres pour ma consommation annuelle. Cette année, je n’arrive pas à trouver chez mon habituel propriétaire de cette huilerie moderne au moins cinq litres”, nous a dit cet habitant d’Alger centre.

Devant les huileries de la région, de nombreux automobilistes s’y arrêtent, mais sans pouvoir trouver un litre d’huile. Les habitués de ce produit aux mille remèdes se démènent dans toutes les directions, en vain. “Peut-être cette année, on va changer de direction. On nous dit qu’à Béjaïa, il y a quand même des rendements satisfaisants et même du côté de l’ex-Maillot”, a ajouté cet autre client résidant à Bouzaréah.

En tout cas, cette campagne oléicole est l’une des plus mauvaise, de ces trois dernières années dans toute la région de Draâ El Mizan à telle enseigne, que les huileries ne sont pas ouvertes. Pour le moment, seules deux d’entre elles, l’une sur la RN25 et l’autre au niveau du chef-lieu d’Aït Yahia Moussa reçoivent les quelques sacs d’olives ramassés ici et là dans les oliveraies de la localité.

A. O.

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