Les premiers vaccins sont arrivés avant-hier en Algérie, avec un premier quota de 900 000 doses destinées au personnel de la santé et des aéroports ainsi qu’aux fonctionnaires de l’éducation et aux élèves. Une campagne de sensibilisation est actuellement en cours pour informer les citoyens sur la nécessité de se faire vacciner. Aussi, le ministère de la Santé, de la Réforme hospitalière et de la Population rappelle les gestes indispensables à effectuer afin d’éviter toute propagation rapide de la pandémie, notamment en se lavant les mains régulièrement et en utilisant des mouchoirs jetables. Selon le ministère, tout est fin prêt pour débuter la campagne. Néanmoins, on constate un désintéressement total de la part de la population, que ce soit dans la rue, ou au sein des centres de référence, qui il faut l’avouer ne débordent pas de monde. Le manque d’information, notamment dans les régions reculées du pays, peut constituer un handicap énorme pour la réussite de la campagne de vaccination, au sein des écoles où le même constat est à signaler. Quelques-unes seulement sont équipées d’infirmerie qui peut fournir les premiers soins, de sanitaires équipés, etc. Un sondage express effectué auprès des citoyens a fait ressortir que 9 % uniquement des personnes sondée, sont prêtes à se faire vacciner et 22 % sont indécises et suivent l’actualité ainsi que la progression de la pandémie. Les premières doses destinées aux personnes à risques sont actuellement stockées dans un lieu secret. La première campagne s’étalera sur un mois. L’Algérie a commandé 20 millions de vaccins qui devraient être livrés pour leur totalité vers le mois de mai, et la campagne s’étalera sur 6 mois, selon le ministre de la Santé Saïd Barkat. Concernant les moyens de lutte, des caméras thermiques et des personnes expertes et compétentes se trouvent sur tous les aéroports internationaux du pays, afin de détecter les cas suspects qui arrivent de l’étranger et qui constituent un danger permanent. A ce niveau, les autorités sont en alerte maximale. Pour ce qui est des masques, leur distribution n’a pas encore débuté, c’est dire le laxisme des autorités compétentes dans la lutte contre la propagation de la pandémie, notamment dans les lieux les plus exposés. En France, la campagne n’a pas eu l’écho escompté. En effet, seulement deux millions de personnes se sont fait vacciner sur 60 millions, ce qui a poussé la ministre de la Santé Roseline Bachelot à s’impliquer en personne dans la campagne de vaccination. Les Français justifient leur choix de ne pas se faire vacciner par leur doute sur l’efficacité du vaccin et les dangers qui pourraient en découler. Même son de cloche chez nos compatriotes qui se désintéressent totalement de cette campagne de vaccination, qui d’après eux, ne les concernent pas, comme nous l’a dit cette jeune fille « Ce n’est pas la peste » !
Hacène Merbouti
