Les chaînes se reforment à nouveau

Comme il fallait s’y attendre, les guichets de l’état-civil de la mairie de Aïn El Hammam sont « assiégés », depuis jeudi, par des centaines d’usagers. Les demandeurs d’extraits de naissance et autres pièces qu’ils n’ont pu se faire délivrer, durant les trois jours de grève, observée par les employés, se sont donné rendez-vous à la mairie pour rattraper le temps perdu. Bien que le rush soit plus visible au niveau de l’état-civil, les autres services ont connu, eux aussi, une grande affluence. La chaîne humaine se forme dès l’ouverture des guichets pour durer toute la journée. Il faut s’attendre à ce que cette situation dure encore, car depuis jeudi dernier, jour de reprise, après trois journées de grève, les files d’attente se sont allongées à vue d’œil.

Les agents n’ont pas cessé de remplir les formulaires que leurs vis-à-vis, de l’autre côté du comptoir, exigent, souvent, en quatre exemplaires. L’attente n’étant pas de leur goût, les usagers ne se gênent pas pour le faire remarquer, tout haut. Leurs réactions sont somme toutes, légitimes si l’on considère que parmi eux se trouvent des travailleurs d’autres secteurs qui doivent rejoindre leurs postes. Il en est de même de certains citoyens qui viennent d’ailleurs, n’habitant plus Michelet. A un jeune homme, demandant aimablement de passer en priorité un autre rétorque : « Tout semblent pressés, sauf la chaîne ».

C’est d’ailleurs le sujet favori des citoyens qui trouvent le temps long dans la file. Comme d’habitude, lors de pareilles situations, ils remettent sur le tapis l’incontournable question de l’informatisation du service qui tarde à voir le jour. Il faudrait pourtant s’y résoudre, un jour ou l’autre et, mieux vaut tard que jamais.

A. O. T.