Un vent nouveau sentant le souffle des mots, la force de la création et l’odeur de la lecture balayera ce week-end la maison de la culture Taous Amrouche de Béjaïa qui sera le théâtre d’une flopée de passionnés du verbe appelés à un pugilat littéraire. Organisées par le Comité des olympiades culturelles et littéraire de Béjaïa (COCA), sous l’égide de la wilaya et de l’APW, la commission littérature présidée par Zahir Meloui aura à se pencher pendant trois jours sur des finales qui mettront aux prises des génération de créateurs divisées en trois catégories. En prélude, le 18 décembre à 18 heures, la petite salle de la maison de la culture sera investi par les plumes arabophones. Ensuite, le lendemain 19 décembre à la même heure, les plumes kabylophones seront à l’honneur à leur tour. Puis, finalement, le dimanche 22 décembre à 18 heures, les plumes francophones se mesureront avec esprit sportif, dans un échange de vulgarisation d’œuvres littéraires, chacune tentant de séduire un panel de jurés constitués de professeurs universitaires et expert de livres. Cette première édition des Bougie d’or, la bien nommée, arrive dans la perspective d’apporter une bouffée d’oxygène vivifiante et à un moment crucial pendant lequel la création littéraire souffre d’une lente asphyxie et agonise dans la fosse de nos oublis. Cette kermesse littéraire qui promet aura comme point d’orgue une messe de couronnement où des prix conséquents seront distribués aux heureux lauréats des trois langues et aux expressions diverses telles que la littérature, le théâtre et les arts plastiques. Ladite cérémonie sera rehaussée par la présence du wali, du président de l’APW et d’une pléiade de personnalités phares de la région. Les œuvres qui seront récompensées seront vulgarisées aux quatre coins de la région dans une caravane qui partira à l’assaut des lecteurs avec des rencontres de ventes dédicaces.
T. D.
