Endommagé par des travaux, depuis plus de six mois, le réseau d’évacuation des eaux usées d’Ahechad, un petit village à trois kilomètres du chef-lieu de Aïn El Hammam, inquiète au plus haut point, les habitants menacés par toutes sortes de maladies.
Les rejets, coulant à ciel ouvert, dérangent non seulement les résidents mais aussi les nombreux passants et automobilistes qui fréquentent la route nationale 71.
Les odeurs putrides dégagées, arrivent jusqu’aux maisons dont les habitants n’avaient d’autres choix que de vivre avec les désagréments, faute d’intervention de l’APC qui devait pendre en charge les travaux de réparation. “Ce qui tarde à se réaliser”, nous informe un riverain, révolté par ce laisser-aller. Un jour sur deux”, nous dit-il “suivant le rationnement de l’eau du robinet, toute la route nationale, longeant l’agglomération jusqu’à l’hôpital, à trois cent mètres en aval, se retrouve noyée par un lot ininterrompu de ce liquide douteux”.
Les piétons fort nombreux, en ce lieu commercial, ne peuvent éviter d’y patauger, avant de pénétrer dans les magasins limitrophes. La terre provenant des accotements se transforme en boue glissante que les passants enjambent aux prix d’exercices de gymnastique.
Les automobiles transportent la gadoue sur des centaines de mètres. Dans les circonstances actuelles où l’hygiène, la plus rigoureuse est de mise, les risques de maladies ou d’intoxications sont omniprésents dans un quartier transformé chaque dimanche, “en marché des femmes”.
Celles-ci, sans précaution aucune, étalent leurs marchandises à même le sol.
Malheureusement, le problème des réseaux d’égouts qui éclatent, une année ou deux seulement, voire moins, après leurs réalisation, est devenu monnaie courante dans la région.
En ville ou en rase campagne, les routes de la commune sont souvent inondées. C’est à croire que personne n’observe de garantie.
L’APC dont le rôle est de veiller au bien être de ses administrés, doit intervenir au plus tôt.
A. O. T.
