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Des agriculteurs crient au secours

A Bouthagouth, comme son nom l’indique, l’épais bouillard est un détestable décor naturel, auquel s’ajoute un laisser-aller qui instille rien de moins qu’un désarroi insidieux provocateur de colère et de mal-être mais qui est loin de faire baisser les bras à une flopée de citoyens décidés plus que jamais à se faire entendre auprès de l’APC d’Ouzellaguen.

Les exploitants des terrains agricoles, dont la superficie avoisine les 150 hectares, riches en oliviers, en figuiers et où la culture céréalière est très productive, se sont réunis en un collectif citoyenss et viennent en fait de saisir le président de l’APC d’Ouzellaguen et son homologue le chef de daïra d’Ifri-Ouzellaguen par une lettre chargée de revendications pour le moins explicites et vitales. Dans cette lettre dont nous avons obtenu une copie, le collectif citoyen relève le problème de l’isolement dont souffrent leurs habitations situées au milieu de champs. Ces citoyens mettent également à l’index l’inexistence d’eau potable et d’irrigation, ce qui donne un sérieux coup de frein à leur activité.

Plus loin, le collectif citoyen rappelle au président de l’APC que leur premier courrier daté du 12 mars 2009, enregistré sous le numéro 1104, est resté sans écho jusqu’à nos jours. Et neuf mois après, rien n’a été entrepris. Les agriculteurs ont passé l’été et la campagne de moissonnage et d’abattage sous une terrible soif. Et lors de la cueillette des olives, les conditions de vie se sont aggravées par les affres d’un froid rugueux. Pour endiguer ce brouillard qui porte le sceau de la négligence humaine, le collectif sus nommé conscient que la volonté ne suffit pas, prie les responsables concernés et les autorités compétentes de bien vouloir considérer leur cas en procédant en urgence aux travaux nécessaires à même de rendre le quotidien serein et d’encourager l’activité agricole qui est le gagne-pain de plusieurs familles végétant dans des conditions rudimentaires malgré la présence de l’énergie électrique.

T. D.

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