La Dépêche de Kabylie

A quand des piscines ?

Quand on habite loin de la mer et qu’on n’a pas la possibilité de se rendre à la mer, la piscine reste l’endroit idéal pour faire trempette en période de chaleur. Or, les piscines, en Kabylie, c’est ce qu’on risque de rencontrer le moins. C’est si vrai que les jeunes, pour se rafraîchir, se rendent dans les mares ou les rivières (quand elles ne sont pas asséchées) ou vont même dans les retenues des barrages, avec tous les risques que de tels endroits comportent. Il est vrai que la piscine ne fait pas partie du paysage, les points et les cours d’eau ne manquant pas dans la région, mais il est temps d’en instaurer la tradition, en l’inscrivant dans les infrastructures indispensables. La piscine n’est pas seulement un lieu où on se rend, quand il fait chaud, pour se rafraîchir, c’est aussi un dispositif sportif et curatif important. La nage, c’est connu depuis longtemps, façonne le corps, renforce la musculature et affine la silhouette. Plus les enfants nagent jeunes, mieux ils pratiquent la natation et peuvent donc, encore jeunes, aborder les compétitions. Au plan médical, il est aujourd’hui prouvé que la natation aide à corriger les défauts de la colonne vertébrale, qu’elle améliore la fonction respiratoire chez les sujets atteints d’asthme, qu’elle améliore le rythme cardiaque et conserve aux muscles leur élasticité… Jusqu’aux personnes âgées et aux handicapés auxquels on conseille la piscine : pour les uns comme pour les autres, c’est l’occasion de se réconcilier avec son corps, à maîtriser son système musculaire et à se mouvoir avec une aisance plus ou moins grande. La piscine n’est contre-indiquée que pour ceux qui souffrent d’insuffisance cardiaque, de rhumatismes aigu, ou de problèmes affectant la zone ORL.

S. Aït Larba

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