CEM Aït Saâda : enfin un repas pour les élèves

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En effet, c’est samedi dernier que le 1er repas a été servi aux élèves ; même si ces élèves ne mangent pas à table et à la cantine, ces enfants qui ne finissaient de souffrir depuis tant d’années peuvent maintenant se “régaler” d’un repas et ne pas se contenter du sandwich gelé qu’ils prenaient de leur maison dès 6h30 du matin.

Si les élèves bénéficient de ce droit, c’est grâce à l’association des parents d’élèves et au nouveau directeur installé au début de cette année.

Sans omettre de signaler que la défunte Mme Lhadj ex-directrice de ce CEM avait aussi (en 2007) de son vivant fait ce qu’elle pouvait pour que ces élèves soient nourri et a eu même un avertissement de la Direction de l’Education pour avoir “osé” faire fonctionner la cantine sans autorisation de l’académie.

Seulement cette décision (de servir des repas), parvenue ces jours ci par fax à la daïra de Beni Yenni, n’est parvenue qu’après que l’association des parents d’élèves ait menacé de fermer l’établissement si la décision ne leur parvenait pas, selon A. B., un membre du bureau exécutif de l’association “au niveau du service concerné, à l’académie de Tizi Ouzou, on nous avait promis cette décision en deux jours, mais elle a trainé près de 15 jours, on nous a fait déplacer près de trois fois à Tizi Ouzou, mais la décision qui doit être signée par le directeur de l’éducation, n’a même pas été rédigée par le service concerné et cela par la faute du responsable du service concerné. Alors qu’il pouvait nous dire la stricte vérité à savoir, attendre une semaine ou 15 jours, nous avons attendu des années ; mais ce qui nous a fait vraiment mal, c’est surtout le mépris qu’il a affiché à notre égard”.

Qu’à cela ne tienne, la décision est parvenue, les élèves mangent des repas plus ou moins chauds en attendant mieux ; mais cette décision a permis aux responsables du CEM de retenir les élèves dans l’enceinte de l’établissement.

Par ailleurs, il est important de signaler que les problèmes de cette cantine ne sont toujours pas arrivés à leur fin, puisque le démarrage des travaux de transformation du préau en cantine ne sont toujours pas entamés et “cela, toujours à cause de certains petits responsables qui font tout et qui ont tout fait pour bloquer que ce soit les décisions de transformation ou de démarrage des travaux et pour cela nous demandons par voix de presse à M. le chef de daïra à M. le wali et à M. le directeur de l’éducation de veiller à rappeler leurs différents services afin d’activer le démarrage des travaux et la rédaction des décisions, car il faut signaler que l’établissement et nous l’association des parents d’élèves avons fait ce qu’il y a lieu de faire, c’est-à-dire écrit et couru notamment auprès de la SLEP, de la DLEP, du SPS et tous les services concernés, car si aucune décision n’est prise à la rentrée des vacances d’hiver, nous ferons ce qu’il y a lieu de faire parce que nous ne permettrons plus que nos enfants soient les victimes d’une quelconque vengeance ou de la bureaucratie de certains irresponsables, ce ne sont nullement des menaces mais ce n’est que le droit de nos enfants que nous revendiquons”, s’exclamera un autre membre de l’association des parents d’élèves du CEM Aït Saâda. Cette réaction est motivée selon le même membre “l’ODS (ordre de service) du début des travaux est parvenu à l’établissement, mais comme nos décideurs ainsi que le service technique font ce qu’ils veulent nous craignons que ces travaux ne soient pas entamés à temps”. Cela dit, il faut rappeler que notre journal a fait l’écho plusieurs fois de la non ouverture de cette cantine, “cette dernière a été construite les années 90, et si les services techniques ont failli, si elle n’est pas solide ou que les normes de construction n’ont pas été respectées, ce ne sont pas nos enfants qui doivent payer le prix de l’incompétence de certains et la corruption d’autres mais ce sont ceux qui ont commis ces erreurs qui doivent payer et non être promus à des postes supérieurs” terminera notre interlocuteur visiblement hors de lui. Affaire à suivre.

M. A. B.

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