Des eucalyptus dangereux
Il n’échappe à personne de voir ces eucalyptus à proximité de la pompe à essence du centre-ville et du jardin public qui tendent leurs branches vers le marché de fruits et légumes. En effet, des arbres dont les cimes atteignent plus de vingt mètres de haut présentent un danger permanent aussi bien pour les jeunes ayant érigé des baraques en contrebas qu’aux passants. Les vents violents qui soufflent depuis près de quarante huit heures sur la région les secouent de telle sorte qu’on croirait qu’ils allaient causer une catastrophe. De nombreux citoyens appellent les autorités à prendre les décisions afin de les couper ou à défaut d’élaguer toutes les branches qui sont source de dangers.
Il y a de lieu de signaler que des centaines d’oiseaux migrants ont choisi ces eucalyptus, à telle enseigne qu’ils salissent l’endroit et quelques fois même les passants alors que leurs caquètements gênent au plus haut niveau les riverains, notamment ceux du centre de prévention et d’épidémiologie. Il n’est pas dit qu’il faut s’attaquer à ces oiseaux, mais qu’il faut trouver un moyen afin de donner une bonne image à ce centre-ville.
Des chantiers à la traîne
Les travaux d’aménagement urbain ne sont guère menés à la cadence souhaitée aussi bien par les autorités que par les citoyens. De nombreux exemples illustrent bel et bien cette réalité. Des trottoirs attendent toujours leurs dallage alors que des malfaçons sont déjà apparues sur ce qui a été déjà réalisé. Le pavé de certains trottoirs n’a pas tenu plus de six mois. Il suffit de faire un tour à de la route menant à la cité Caper et au CEM Frères Harchaoui pour être sûr de ce que nous signalent quotidiennement les citoyens. “Où est le suivi des services techniques “?, ce qui fait peur ce sont indubitablement les grands fossés ouverts au beau milieu de la chaussée pour réaliser les regards d’égouts et les avaloirs sur la même route. “Pas moins de trois véhicules se sont retrouvés depuis l’Aïd dans ces gouffres. Les travaux ont été abandonnés depuis près d’un mois. Pis encore, aucune plaque ne signale que des travaux sont en cours à cet endroit. Nous avons signalé cette situation aux autorités. Et puis, n’oubliez pas que cette route est empruntée quotidiennement par des collégiens et des élèves de l’école primaire. Je dirai qu’il ne s’agit là que d’un laxisme délibéré et dangereux”, a enchaîné notre interlocuteur.
A quand la gare routière ?
Peut-être s’il y a une ville au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou, où une gare routière devient une urgence, elle ne peut être que Draâ El Mizan, en raison de sa situation générale, donnant vers au moins deux wilayas limitrophes, à savoir Bouira, Boumerdès et plus particulièrement Tizi Ouzou avec les villes du versant sud Boghni, Ouadhias, Amechras… Un projet de gare routière, selon les autorités locales, a été inscrit pour cette commune de même qu’un terrain a été choisi pour son implantation. Mais, son lancement est remis aux calendes grecques. A ce jour, on a recensé plus de trois stations gênantes, plus les unes que les autres voyageurs allant vers Tizi Ouzou attendent devant la mosquée Ali-Mellah du centre-ville sans pouvoir s’abriter ni du froid ni de la chaleur, ceux à destination de Tizi Gheniff tout près de l’école des filles depuis que le site tout près de l’immeuble de la Badr est occupé par un chantier, et ceux allant vers Ali Yahia Moussa en face de l’ancien tribunal sans évoquer ceux allant vers les villages tel Tafoughalt, Ichoukrène, Sanana et Boufhaima… En tout cas, une gare routière où seront centralisées toutes ces petites stations donnera un essor pour cette ville qui devient de plus en plus tentaculaire. Alors que pour les parkings, c’est une autre paire de manches. Là où l’automobiliste gare son véhicule, il doit débourser trente dinars afin d’éviter des rixes et des coups de la part des gardiens : pas moins de dix lieux sont réservés à cet effet. Et pourquoi pas des parkings dignes de ce nom ?
Amar Ouramdane
