Trois jours de fête à Djeddi Menguellet

Pour peu que le beau temps soit de la partie, les adeptes des visites aux mausolées, à l’occasion de la fête de l’Achoura, seront servis cette année.

La fête, qui prolongera la fin de semaine d’un jour, leur permettra de passer trois agréables journées. Les visiteurs ont l’embarras du choix.

Des quatre coins de la commune retentira la musique des « idhebalen » tant prisée par les danseurs. Au nord, au village de Boudafal, c’est Sidi Zeggan qui attire les « Ath Yahia » alors qu’au Sud Est à Taourirt Amrane, Chikh Arab est incontournable pour les Ath Bouyoucef. Par contre vers l’ouest, c’est le non moins connu, Djeddi Menguellet qui tient le haut du pavé.

Les étrangers à la région, sans diminuer de la valeur des autres « lieux saints » ne peuvent passer, sans un détour à la koubba du « grand-père » des Ath Menguellet, à quatre kilomètres du chef-lieu de la commune de Aïn El Hammam. Situé au beau milieu du âarch du même nom, il se trouve néanmoins ancré sur le territoire de Taourirt Menguellet, à qui revient la charge d’administrer les lieux et d’organiser les festivités de l’Achoura. Les villages d’Ath Ailem d’Ath Khlef ou d’Aït Sidi Saïd et les autres en sont situés à égale distance. Les trois à quatre kilomètres à parcourir, ne dissuadent pas les pèlerins, des femmes en majorité à s’y rendre à pied, lorsque le temps ne vient pas contrarier leurs desseins. Au programme, les musiciens (tbel) ne s’arrêteront pas tant que ces infatigables danseurs ne quitteront pas l’aire qui leur est réservée. Pour satisfaire ces invités, venus parfois de très loin, plusieurs bœufs et moutons seront égorgés sur place. Et l’inévitable couscous à la viande sera servi à satiété.

A. O. T