Le SNPSP dénonce l’attitude “irresponsable et provocatrice” de la tutelle

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Le secteur de la santé a vraiment mal dans sa peau. La situation socioprofessionnelle des praticiens de la santé publique qui sont à leur première semaine de grève ouverte n’a pas changé d’un iota. De son côté, le ministère de la Santé n’a pas daigné intervenir pour essayer de trouver des solutions adéquates à ce problème.

Le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) a tenu à afficher sa totale satisfaction devant le niveau d’adhésion “historique” et “quasi constant” enregistré sur l’ensemble du territoire national. Ce mouvement de grève, selon ces initiateurs, a été un franc succès, et ce, en dépit des pressions exercées par l’administration sanitaire sur les praticiens grévistes.

“Le SNPSP, ayant pris acte de la publication dans le journal officiel du décret portant statut particulier des praticiens, une situation qui entérine la position du fait accompli, déjà dénoncé, de la tutelle dans sa gestion de la plate-forme de leur revendications, rappelle à l’ensemble de ses adhérents l’obligation de respecter les résolutions du conseil national extraordinaire tenu le 10 décembre dernier”, a indiqué le communiqué rendu public hier. Il a été convenu lors de ce dernier conseil, le rejet du projet de décret portant statut particulier des praticiens de la santé publique, un projet finalisé de manière unilatérale par la tutelle et remis au gouvernement sans l’accord du partenaire social. Le communiqué note que le SNPSP demande aussi le maintien en l’état de la plate-forme des revendications issue du conseil national de Tizi-Ouzou. Le SNPSP rappelle aussi le maintien d’un service minimum auquel a été élargie la participation des praticiens grévistes aux campagnes de vaccination qui seraient programmées par la tutelle dans le cadre de la pandémie de la grippe A/H1N1. Cette entité syndicale rappelle à ses adhérents l’obligation de respecter les dispositions prévues par le décret 92-276 du 6 juillet 1992 portant code de déontologie médicale (articles 13 et 14 notamment) dans l’accomplissement de l’acte vaccinal. Le SNPSP n’a pas omis de dénoncer fermement l’attitude irresponsable et provocatrice adoptée en ligne de conduite par le ministère de tutelle, qui continue à tourner le dos aux doléances légitimes des praticiens et de fermer les portes du dialogue à leurs véritables représentants. Tout en maintenant son mouvement de contestation, dans sa forme de grève ouverte, le SNPSP réitère sa disponibilité au dialogue dans le cadre des réunions de conciliations prévues par la loi 90-02 du 6 février 1990.

Lemya Ouchenir

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