La troisième édition de la Rencontre poétique amazighe s’est ouverte, hier, à la Maison de jeunes Abderrahmane-Farès d’Akbou. Au programme, jusqu’au mardi, des conférences, des ventes-dédicaces et des récitals poétiques. Initiés par l’Association Etoile culturelle d’Akbou, la Rencontre poétique amazighe vient clôturer l’année poétique amazighe après les rencontres d’Ath Smaïl et de Tizi Ouzou.
L’Association Etoile culturelle d’Akbou, comme à son habitude, ne cesse de rendre hommage à des femmes et des hommes qui ont porté tout haut la culture algérienne dans son ensemble.
Elle a déjà honoré les ténors de la chanson et de la poésie, à l’instar de Taos Amrouche, Chérifa, Youcef Abdjaoui, Omar Ourtilane, M. Iguerbouchène, Si Muhend U m’Hend et Mohand Saïd Amlikech.
L’hommage à Nna Rahma U Aisa, est une “reconnaissance envers toutes les grands-mères et tous les grands-pères qui ont su préserver le patrimoine culturel amazigh en transmettant notre culture de génération en génération”, estiment les organisateurs. De son vrai nom Rahma nath Abdeslam (Igueziri), Nna Rahma serait née en 1830 et 1835, selon les recoupements opérés et mariée à Azrou Amara à Tighilt Makhlouf à l’âge de 12 ans. C’était une femme différente de ses contemporaines par sa générosité et sa sensibilité. Malgré son âge, elle avait prit en charge sa famille, son bétail, évalué à plus de 150 têtes et entretenu les 6 jardins qui lui appartenaient. Sa générosité et sa sensibilité lui ont ouvert le cœur pour commencer à composer ses poèmes dans un âge avancé. Elle constituait à elle seule, une école de courage et de sagesse. Ses productions sont une réaction aux comportements des gens de la société, lesquels gens sont souvent cités dans ses poèmes, si bien que les hommes la craignaient pour ne pas subir sa colère à travers un poème. Elle guérissait traditionnellement et était la sage-femme du village. Elle était aimée et respectée au point où tous les gens du village l’appelaient Djida Rahma.
On dit d’elle qu’à l’âge de 105 ans, elle s’adonnait aux travaux domestiques. Elle est la grand-mère de sept martyrs de la guerre de Libération nationale et qu’elle a élevé 20 orphelins. Elle mourut en 1951 à l’âge de 115 ans.
B. B.
