Le moins que l’on puisse dire du réseau sectoriel d’AEP entre Saharidj et M’chedallah est qu’il est transformé en passoire en raison d’une effroyable négligence dont il fait objet.
En effet, voilà bientôt trois mois que s’est produit un écartement de la tuyauterie en plusieurs endroits, le long de ce réseau long de quelques quatre kilomètres entre le chef-lieu de Saharidj et celui de M’chedallah.
Les deux importantes fuites sous forme de jet sont localisées, la première au lieu dit Ighzer Bouzal, et la seconde à Thakidhount, à proximité du vieux village Ath Ivrahim. Ces deux importantes fuites ont transpercé 15 cm du tapis de goudron de bitume en plein milieu de cette route récemment revêtue, une route secondaire certes, mais empruntée par tous les officiels locaux. Nul ne peut ignorer ces avaries qui s’élargissent chaque jour davantage car situées au milieu de la chaussée et qu’il faudra contourner pour les franchir.
A qui incombe cette négligence caractérisée qui reflète on ne peut mieux, le peu de cas qu’on fait de ces ouvrages réalisés à coups de milliards doublés d’un intolérable gaspillage d’eau potable ? A l’hydraulique qui est le propriétaire incontestable des ressources hydriques ? A l’Algérienne des eaux (ADE) en charge de la gestion de cette denrée précieuse ? Ou à l’APC qui a eu à affronter à plusieurs reprises pour ne pas dire de manière cyclique, la colère et les protestations souvent houleuses et bruyantes des citoyens en manque d’eau ?
Ce qui explique ce laisser-aller, et peut être aussi le fait que la responsabilité de ces cas relatés est partagée entre ces trois organismes, voire même quatre ; sachant que ces avaries ont sérieusement endommagé la route flambant neuve, d’où la nécessité absolue de l’intervention du chef de daïra qui doit mettre chacun de ces organismes devant ses responsabilités. Sous d’autres cieux, une telle négligence aurait entraîné des sanctions à tous les niveaux, hélas, c’est ce manque de réactions rigoureuses chez nous, s’agissant de la gestion de la chose publique, qui fait du bâclage une culture qui s’est généralisée à tous les secteurs et en toute impunité, donnant un coup sévère pour ne pas dire fatal, à l’autorité de l’Etat au même titre qu’à l’économie nationale. En attendant qu’un responsable conscient réagisse pour mettre fin à la détérioration progressive de cet important réseau sectoriel d’AEP qui alimente tout une daïra, l’eau continuerait à couler sous… le goudron.
Oualaid Soualah
