Pour beaucoup d’habitants de la commune de Souk Oufella, les années passent sans qu’une franche résolution, ne vienne mettre un terme à l’épineux problème qui hante leurs matinées. En effet, au niveau des trois principaux arrêts de la commune, à savoir Ayaten, Tiliouacadi et Souk Oufella, ce sont des centaines de personnes à attendre chaque matin, qu’un fourgon passe avec des places disponibles. Dotées, d’une cinquantaine de fourgons de transport de voyageurs, les deux communes jumelles Chemini et Souk Oufella disposent d’un même point de départ, le lycée situé à Tala Ali.
“Au petit matin, les fourgons démarrent avec cinq personnes à bord, nous explique un cadre bancaire originaire de Taourirt. Cependant, deux ou trois arrêts plus tard, le fourgon est déjà plein.
Le suivant fait autant, et ainsi de suite, ce qui nous contraints à attendre une demi-heure à trois quarts d’heure, défiant le froid glacial du matin, la pluie et la neige parfois, à guetter un fourgon et pouvoir s’offrir une place.
Et je ne vous dis pas combien de fois, je suis arrivé en retard au bureau”. Une musette à la main, un autre travailleur adopte un ton râleur pour débiter sa colère : “Il faut voir l’enfer que nous vivons le dimanche matin, avec le retour des étudiants à l’université, nous jouons parfois du coude avec nos enfants pour rallier le lieu du travail. C’est scandaleux !”
Ce qu’il faut reconnaître dans ce problème qui parait à première vue anodin, c’est la présence massive des voyageurs aux heures de pointe qui se regroupent anarchiquement aux abords des routes, loin des arrêts dignes de ce nom, au moment même où les fourgons sont à l’arrêt à l’autre bout du chemin. Le temps qu’un fourgon charge ses cinq voyageurs, les heures s’égrènent et l’attente devient insupportable.
Et comme tout est relatif, la peur des retards et la perte d’un emploi donnent du tournis aux usagers qui aimeraient bien s’en passer volontiers. Avis aux décideurs.
Tarik Djerroud
