L’absence d’éclairage public, l’inondation des artères à chaque averse, des caniveaux laissés à ciel ouvert ayant engendré de accidents aux écoliers et beaucoup d’autres lacunes les ont poussés à agir de la sorte car, pour eux, c’est à travers cette manière que les autorités prêteront attention à leurs revendications. “Nous avons tenté à maintes fois de voir le maire pour le sensibiliser sur la situation de notre quartier en vain”, dira un jeune citoyen présent sur les lieux. Un autre, qui s’est présenté comme membre de l’association des parents d’élèves de l’école primaire de la localité, soulèvera le problème de la piste Taberdjitch située entre le lycée et l’école en question qui est une véritable patinoire en hiver. Celle-ci doit être, selon lui, bitumée en urgence au même titre d’ailleurs que l’ensemble des artères du quartier pour permettre la libre circulation des élèves, les plus exposés aux accidents notamment en période hivernale durant laquelle il n’ y a aucune différence entre les routes et les caniveaux laissés à ciel ouvert tellement les eaux pluviales inondent tout. Dans la foulée, un quinquagénaire intervient pour déplorer l’abandon du pont situé sur la RN 9, lequel est bouché, constituant ainsi un danger permanent pour les usagers, piétons ou véhiculés. Pêle-mêle, des revendications sont soulevées par les citoyens pour justifier aux milliers d’usagers bloqués par la fermeture de la route, leur mécontentement. Certains sont même intervenus pour se demander pourquoi le gaz de ville a été installé à Tichy et à Aokas alors que leur localité se trouvant entre les deux communes n’a pas eu ce privilège. Malgré la présence des policiers sur les lieux, lesquels ont tenté de raisonner ces mécontents en leur demandant de rouvrir la route, l’action a duré jusque vers 11h 30, c’est-à-dire après la venue du chef de daïra et du président de l’APC. Ils ont invité les protestataires à dégager une délégation pour une réunion d’urgence avec les services de sécurité pour essayer de trouver une solution. Bien entendu, cette décision de se réunir n’a pas acceptée par la population présente sur les lieux qu’après des altercations verbales relatives au rejet de la responsabilité de cette situation entre les deux parties, à savoir entre la population et les autorités.
A. Gana
