Il faut dire que les prix sont instables ces derniers jours. Durant une virée au marché de fruits et légumes de Draâ El Mizan nous avons pu relever que les prix lles plus élevés sont ceux des fruits de saison.
On citera la mandarine et l’orange. Ces deux fruits de saison n’ont jamais subi de baisse. Ils sont affichés respectivement à cent vingt dinars pour le premier et cent trente dinars pour le second. Si celui de la pomme de terre s’est stabilisé entre trente cinq dinars et quarante dinars, il n’en est pas de même pour la tomate (hors saison) fixée entre cent dix et cent trente dinars alors que la courgette varie entre quatre vingt dix dinars et cent dix dinars.
C’est dire que la pauvre ménagère n’a rien à mettre dans sa marmite si on signale aussi que même les prix des légumes secs qui, il y a quelques années, étaient à la portée même du pauvre ont vu leur prix prendre leurs envols.
Un kilo de lentilles est vendu à cent quatre vingt dinars chez certains épiciers et un kilo de haricots blancs à cent quarante dinars. En cette fin d’année, seuls deux produits ont subi une baisse sensible.
Ainsi, le plateau d’œufs est fixé finalement à deux cents trente dinars (œufs moyens) et même à deux cents dinars (jour de marché hebdomadaire).
L’autre produit à énumérer dans cette longue liste est le poulet vif. De trois cents dinars le kilo, il est tombé à cent soixante dinars le kilo. C’est presque la moitié du prix. « C’est une bonne chose. Au moins Mouharem, pour ces fêtes d’année, on peut quand même se permettre de la viande blanche. En tout cas, on s’est permis un poulet à la veille de Mouharem, un autre à la veille de l’Achoura. Et peut être, un autre à la veille de la nouvelle année et aussi sans oublier Yennayer car c’est notre année », nous a dit un client accosté devant un éleveur venu vendre ces poulets au marché. Enfin, il faut signaler que les viandes rouges sont toujours inaccessibles aux bourses moyennes.
Amar Ouramdane
