Manque d’espaces pour le stationnement des transporteurs

Bien que la prolifération du nombre de transporteurs dans toutes les localités de la daïra de Boghni a contribué d’une manière significative, au règlement du problème de transport vers les zones rurales, toutefois sur un autre registre ce changement semble être à l’origine de la saturation que connaissent les centres urbains. Etant la destination préférée des villageois, ceux établis dans les communes limitrophes, la ville de Boghni souffre depuis plus d’une décennie du phénomène du stationnement anarchique qui a tendance à s’étendre sur tout le périmètre classé zone urbaine, et ce en l’absence de solutions pour organiser l’activité de transport public.

L’exemple le plus marquant, peut-être dû au fait que sa création a suscité le mécontentement des riverains et des chefs des établissements scolaires, c’est sans doute l’arrêt réservé aux transporteurs desservant la localité de Boumahni, devenu une source de beaucoup de désagréments pour les usagers de la route, des lycéens et des collégiens du CEM Hamida.

Dans le même espace, sur un périmètre très réduit, d’autres transporteurs se sont installés, à savoir ceux assurant la desserte vers Draâ El Mizan et Aïn Zaouia. Ainsi, durant les heures de pointe et à la sortie des lycées, la circulation routière est totalement perturbée face à l’occupation d’une grande partie de la chaussée, en plus des manœuvres qui s’effectuent sans cesse dans tous les sens. Dans une autre partie de la ville, la rue jouxtant le parc communal, connaît les mêmes embouteillages en raison cette fois-ci de l’occupation presque totale de la voie publique.

L’autre exemple concerne la concentration des arrêts à proximité de la cité des 18 Logements et un peu plus loin au niveau de la rue des frères Zamoum, constituant le point noir de la circulation des piétons et des automobilistes, toujours à cause du nombre important de transporteurs occupant une perte étendue aux abords de la route, notamment ceux assurant la liaison vers Assi Youcef, Mechtras et Ouadhias.

En somme, pour limiter le phénomène tant décrié, il y a nécessité de délocaliser des lieux de stationnements vers des zones situées en dehors de la ville.

M. Haddadi